publicité

Le bétail sous la menace de la babésiose

La babésiose fait son retour en Nouvelle-Calédonie. Cette maladie transmise par les tiques au bétail, avait été importée en 2007 à la suite d’une erreur des autorités australiennes. Cette fois, elle a été détectée dans un troupeau de Païta. 

La babésiose ou piroplasmose bovine, une maladie du bétail, a priori sans danger pour l’homme. © Pleinchamp
© Pleinchamp La babésiose ou piroplasmose bovine, une maladie du bétail, a priori sans danger pour l’homme.
  • Isabelle Peltier (Sheïma Riahi)
  • Publié le
La babésiose a été détectée en septembre dernier dans un troupeau appartenant à Jean-Paul Gaude, éleveur à Païta. " Pour l'instant, mon troupeau principal n'est pas concerné", souligne l'éleveur. Une trentaine de bêtes a été abattue, mais cinq étaient impropres à la consommation et pour l’instant, aucune indemnisation n’a été proposée à Jean-Paul Gaude, comme le déplore l’éleveur. Les 30 autres vont être abattues prochainement. Problème, la maladie a été transmise à ses bêtes par du bétail sauvage, propriété d’un GDPL, qui devrait, lui aussi, être abattu. "Des discussions sont en cours avec le GDPL pour pouvoir aller sur l'exploitation et éliminer les animaux contaminés" affirme Gérard Pasco, président de la chambre d’agriculture et éleveur à Tontouta, 

Risque de propagation 


La maladie doit être contenue à tout prix, d’où une zone de séquestration pour le troupeau de Jean-Paul Gaude. Une fois l’ensemble de ses bêtes abattues, reste à traiter le bétail sauvage, une centaine de têtes qui se déplacent sur des milliers d’hectares, explique Guy Monvoisin, président du syndicat des éleveurs. "Il faut mettre le paquet et bien faire comprendre aux gens et aux habitants des tribus qui sont propriétaires des terrains sur lesquels il y a du bétail sauvage qu'ils ne sont pas responsables de cette maladie, mais qu'en revanche c'est important qu'ils nous laissent enlever l'ensemble des animaux sauvages contaminés". Le risque est de taille, car si la babésiose venait à s’étendre, c’est la moitié du cheptel calédonien qui serait touché, et ce en un temps record, estime Guy Monvoisin.

L'homme hors de danger 


La souche de babébiose présente en Calédonie n’est pas transmissible à l’homme et n’impacterait pas la qualité de la viande ; en revanche, elle peut entraîner la mort de l’animal. La babésiose, aussi appelée piroplasmose, est transmise par les tiques. L'agent pathogène inoculé par la salive de la tique contaminée entre dans les érythtocytes (couramment appelés globules rouges) afin de se multiplier. A terme, il fait exploser ces cellules avec pour conséquence une anémie puis des complications hépatiques et rénales. Cette maladie est aussi véhiculée par les animaux sauvages, comme les cochons, et les cerfs.


Sur le même thème

  • animaux

    Des transplantations embryonnaires sur des brebis locales

    Pour la première fois en Nouvelle-Calédonie, des transferts embryonnaires en frais sont réalisés sur des brebis locales. Ce projet inédit vise à accélérer l'expansion de la race Sud-Africaine Dorper, utilisée par les Australiens, afin d’augmenter la production locale en viande ovine.

  • animaux

    La Spanc tient brocante pour aider à financer son refuge

    La Spanc a tenu son habituelle brocante, qui était dédiée aux préparatifs de la rentrée scolaire. Tous les deux mois, les Calédoniens peuvent venir chercher au refuge de Koutio à la fois un animal à adopter et de bonnes affaires. Une rentrée d’argent nécessaire au fonctionnement du site.

  • animaux

    Les dugongs menacés de disparition

    Depuis 2010, un plan d’action œuvre à la préservation de ce mammifère marin. Il a urgence car chaque animal tué accidentellement ou volontairement réduit considérablement les chances de survie de l'espèce. Pour agir, la population calédonienne peut s'impliquer en appelant le 16.

L'actualité 1ère partout et à tout moment
Téléchargez l'application La 1ère
  • AppStore
  • Google Play