La brigade de prévention de la délinquance juvénile explique les dangers de l'alcool

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Intervention BPDJ brigade prévention délinquance juvénile sur l'alcool au lycée Saint Pierre Chanel lunettes imprégnation alcoolique
Une lycéenne a chaussé les lunettes d'imprégnation alcoolique. ©NC 1ère / Malia Noukouan
Suite de notre série sur la brigade de prévention de la délinquance juvénile. Nous avons suivi les gendarmes de cette nouvelle structure dans leurs missions, qui consistent souvent à de la prévention auprès des scolaires. Au lycée de La Conception, ils ont évoqué la problématique de l’alcool.
L’alcool, un fléau en Nouvelle-Calédonie. Sur les 45 accidents mortels de la route recensés l’an dernier, l’alcool était présent dans 93 % des cas. La brigade de prévention de la délinquance juvénile abordait ce sujet il y a quelques jours, au lycée Saint-Pierre-Chanel du Mont-Dore. Pour leurs actions de prévention, les gendarmes visent en priorité les collégiens. Mais ils peuvent aussi intervenir dans les lycées, sur demande, même si cela reste très ponctuel. Or, une matinée d’échanges organisée par les élèves avait lieu dans cet établissement catholique de La Conception. 
 

Des exemples concrets

Pour éveiller les consciences, les gendarmes donnent des exemples concrets. «Le seul moyen de faire baisser le taux d’alcool, c’est le temps, insiste une militaire. Il n'y a pas de secret, il faut attendre.» 
La brigade informe quant aux dangers de l’alcool et à ses conséquences : sur la santé, la vie sociale, familiale, professionnelle.
 

Libre parole

Le but : prévenir les comportements addictifs, surtout auprès de ces lycéens plus vulnérables que les adultes. L’adolescence, c’est l’âge de la découverte. Il faut aussi chasser les idées reçues. Cet espace se veut un lieu d’échanges et de partage, où la parole est libre. « Pour mon anniversaire, raconte un élève, j’ai bu juste un verre, je savais plus trop où j’étais!»
 

«On voit en double» 

Après la théorie, place à la pratique. Pour mieux mesurer les risques qu'entraîne une consommation excessive d’alcool, les jeunes jouent le rôle d’un conducteur et ils chaussent des lunettes simulant l’alcoolémie. La vision est modifiée, les élèves peinent à garder l’équilibre et à évaluer les distances.

Un exercice qui fait réfléchir. «On voit vraiment que quand on est saoulé, on voit en double», formule joliment une lycéenne. «On a appris plusieurs choses sur l’alcool, résume un autre: que l’alcoolisme c’est une maladie, que ça peut se guérir, que les gendarmes en fait sont là pour nous protéger.»
 

Un Calédonien sur deux boit

Pour traiter la délinquance, il faut soigner les addictions, les gendarmes en sont convaincus. Selon le baromètre santé 2015 de l’Agence sanitaire et sociale, 59% des Calédoniens boivent régulièrement de l’alcool.
 
Pour toute information complémentaire , vous pouvez prendre contact avec la brigade de prévention de la délinquance juvénile à l’adresse suivante : bpdj.comgendncwf@gendarmerie.interieur.gouv.fr ou par téléphone au 29 56 91.
 
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