Calédoniens ailleurs : Anthony Utard, une réussite aux quatre coins du globe

diaspora
Calédoniens ailleurs : Anthony Utard, une réussite  aux quatre coins du globe
Calédoniens ailleurs : Anthony Utard, une réussite aux quatre coins du globe ©DR
Nombre de nos compatriotes font le choix de quitter la Nouvelle-Calédonie. Etudes, recherche d’emploi, envie d’ailleurs, les raisons sont multiples. Mais qui sont ces Calédoniens qui tentent l’aventure ailleurs ? Cette semaine, Anthony Utard commercial dans l'hôtellerie.
 
« Ce que tu mets dans l’univers en terme d’énergie, ça te reviens.  Savoir que les efforts payent, c’est une de mes plus grandes récompenses. » De Bora-Bora à New York en passant par le Laos ou encore le Costa Rica, Anthony gravit une à une les marches de l’hôtellerie de luxe. Son sens du relationnel, son dynamisme et ses compétences témoignent de son ascension.

Voyageur dès son plus jeune âge, c’est tout d’abord vers le ciel que se tourne Anthony. Passionné d’aviation, il obtient à 17 ans sa licence de pilote privé sans toutefois en faire sa profession.  Le Calédonien porte son choix sur le management hôtelier. Ses séjours de par le monde lui ont donné le goût des belles choses et des hôtels, son énergie communicative étant parfaitement appropriéà ce choix de métier.  Après un bac S obtenu en 2003 au lycée Blaise Pascal, et un détour par la fac d’anglais à l’UNC pendant six mois, Anthony intègre le Centre de management hôtelier à Paris. Dès la première année, l’étudiant est plongé dans le bain. Les cours ayant lieu le matin, il travaille dans plusieurs hôtels de la capitale tous les après-midi. Six mois durant, le Calédonien apprend son métier à l’étranger. Il est ainsi successivement en stage à Papeete, au Laos, à Montréal puis à Paris. Anthony touche à tous les domaines : réception, conciergerie, assistant du directeur, housekeeping, spa, restauration, marketing, relation client. Après son stage de fin d’études effectué au bureau commercial parisien de Starwood, il choisit de s’orienter dans cette branche. « J’ai choisi commercial car le relationnel m’a plu et il y a quelque chose de motivant et d’excitant dans le fait de réaliser ses objectifs financiers. »
 
Grâce à son métier, le Calédonien a voyagé aux 4 coins du monde
Grâce à son métier, le Calédonien a voyagé aux 4 coins du monde. De gauche à droite et de haut en bas : à Bora Bora, au Laos, au Costa Rica et en Inde. ©DR

Lancé sur le marché du travail, c’est là que sa motivation et son investissement vont payer. « Via mon réseau et le bouche-à-oreille, j’ai atterri comme commercial à Paris pour Oberoi Hotels and Resorts(l’une des plus grosses chaînes d’hôtels indiens ndlr). » Un an plus tard, en avril 2009, c’est là encore grâce au bouche-à-oreille qu’il est recruté par la chaîne Orient Express pour être responsable commercial et marketing de l’établissement à Bora-Bora. Si Anthony se réjouit d’être dans le Pacifique, l’expérience est mitigée. Six mois plus tard, il intègre la prestigieuse chaîne Four Seasons. Encore une fois, sa bonne réputation professionnelle et son solide réseau lui permettent de décrocher le poste. Toujours basé à Bora-Bora, il devient responsable évènementiel avant d’être nommé deux ans et demi plus tard responsable commercial international. Direction alors Los Angeles. Une aubaine pour le jeune homme qui « a toujours voulu vivre dans un pays anglais ». En janvier 2014, changement de côte. Le voici désormais à New York nommé responsable des ventes. Une expérience bien différente de ce qu’il avait connu. « Vendre un hôtel de ville est complètement différent d’un resort. » La clientèle est différente, la concurrence rude.
 
Anthony vit à New York depuis 2014
Anthony vit à New York depuis 2014 ©DR

Trois ans plus tard, c’est un nouveau challenge que le Nouméen accepte de relever : intégrer le service commercial d’un resort de luxe en rénovation au Costa Rica, le Four Seasons Resort Costa Rica at Peninsula Papagayo. « Nous avions carte blanche pour proposer un vrai projet commercial. La destination n’était pas connue, en particulier en termes d’hôtellerie de luxe. »Si Big Apple reste sa base, le Calédonien se rend quatre à cinq fois par an sur place. A ce poste depuis juin 2017, Anthony n’envisage pas pour l’instant de changer de poste ou de chaine. « Au Four Seasons, il y a vraiment un côté familial. On embauche quelqu’un pas seulement pour ses compétences. Mais aussi pour sa personnalité, son esprit, son dynamisme. »  Des qualités qui se retrouvent chez Anthony. Son prochain challenge ? « J’adorerais participer à une vraie ouverture d’hôtel, toujours dans les resorts. »

par ambre@lefeivre.com 
Les Outre-mer en continu
Accéder au live