Calédoniens ailleurs : Loïse, persévérer pour atteindre son but

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Calédoniens ailleurs : Loïse, persévérer pour atteindre son but
Calédoniens ailleurs : Loïse, persévérer pour atteindre son but ©DR
Nombre de nos compatriotes font le choix de quitter la Nouvelle-Calédonie. Études, recherche d’emploi, envie d’ailleurs, les raisons sont multiples. Mais qui sont ces Calédoniens qui tentent l’aventure ailleurs ? Cette semaine, Loïse, étudiante en droit du tourisme.
 
« Si j’ai un projet en tête, je vais le poursuivre coûte que coûte. » Qu’importe le nombre d’années, qu’importe les difficultés, Loïse fait part d’une grande détermination pour mener à bien son projet étudiant et professionnel. A l’aube de sa dernière rentrée universitaire en métropole, la Calédonienne mesure le chemin parcouru.

Au sortir du lycée en 2009, un bac L en poche, si la Bouraillaise pense directement entrer dans la vie professionnelle, elle décide cependant d’obtenir un bagage supplémentaire. Elle s’inscrit à l’Université de la Nouvelle-Calédonie en licence de droit. « De toutes les formations, il n’y a que celle-ci qui m’intéressait. Je voulais découvrir d’autres matières. » Son investissement dans ses études vient progressivement et Loïse redouble deux fois avant d’être diplômée. Spécialisée en droit privé, la jeune femme obtient sa licence en 2014. Le quotidien la rattrape alors et la Calédonienne doit trouver du travail pour subvenir à ses besoins. La jeune femme qui souhaite devenir juriste d’entreprise fait le constat qu’une licence de droit ne fait pas tout et accepte finalement un poste de réceptionniste à Bourail. « Avoir juste une licence en droit, cela aurait pu suffire à une époque pour trouver du travail dans le domaine juridique. Mais maintenant, la licence n’est plus suffisante et il faut un master. J’avais envoyé des candidatures, sans succès. »
 
La Calédonienne a été épaulée à son arrivée à Aix
La Calédonienne a été épaulée à son arrivée à Aix ©DR

Loïse commence sa vie professionnelle avec l’idée de reprendre ses études dès que cela lui sera possible.  Trois ans plus tard, Loïse prend contact avec Cadres Avenir. La jeune femme doit là-encore faire preuve de persévérance. « Il a fallu prouver que j’étais motivée à reprendre mes études, que je voulais toujours faire du droit malgré mon manque d’expérience dans ce domaine. » Son abnégation paye et la jeune femme est acceptée au sein du programme. En août 2018, elle débarque à l’université d’Aix-en-Provence pour faire un master 1 en droit des affaires. Pour celle qui n’était jamais venue en métropole, l’adaptation au pays et au rythme de l’université est rude. L’étudiante redouble mais ne lâche pas. « Ce fut dur de reprendre mes études après trois ans de césure, les critères de ma fac étaient élevés. Mais je me suis remise en question, notamment sur ma manière de travailler. J’ai plus participé à l’oral, en TD et même à une plaidoirie. » Pour mettre toutes les chances de son côté et acquérir de l’expérience, Loïse fait un stage dans un cabinet d’avocats à Marseille et adhère dès son arrivée en métropole à l’association de consommateurs UFC- Que choisir. « J’y suis bénévole comme juriste. Je m’occupe des litiges qui peuvent être traités en ligne. J’ai beaucoup appris sur le droit à la consommation. Ce qui m’a permis de faire un mémoire sur les litiges autour des panneaux photovoltaïques. »
 
Avec ses camarades de promo de master 1
Avec ses camarades de promo de master 1 ©DR

Diplômée en juin 2020, Loïse s’apprête à faire un master 2 en droit du tourisme. « C’est en corrélation avec mon expérience dans le domaine. » La Calédonienne a été acceptée à l’université de Paris 1 – La Sorbonne. « C’est une chance qu’on me donne. Avec ce master-là, j’espère apporter ma pierre à l’édifice en Nouvelle-Calédonie. » Justement, après son M2, la Kanak reste indécise. Rentrer trouver du travail sur le Caillou ? S’inscrire au CRFPA (le centre de formation professionnel des avocats) ? « Faire cette école peut aider dans les recrutements. En tout cas, je pense que ce sera plus simple pour moi avec mon master de trouver du travail en Nouvelle-Calédonie. Même si c’est petit, c’est l’île des possibles. Quand on est diplômée comme moi, on a des possibilités. » Loïse décidera le moment voulu mais il est sûr qu’elle fera, là-encore, preuve de persévérance pour aller au bout de son choix.

par ambre@lefeivre.com 
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