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Calédoniens ailleurs : Théo Boré porté par les vents

Nombre de nos compatriotes font le choix de quitter la Nouvelle-Calédonie. Etudes, recherche d'emploi, envie d'ailleurs, les raisons sont multiples. Mais qui sont ces Calédoniens qui tentent l'aventure hors du Territoire ? Cette semaine, Théo Boré, sportif de haut niveau en voile.

Calédoniens ailleurs : Théo Boré, porté par les vents © DR
© DR Calédoniens ailleurs : Théo Boré, porté par les vents
  • Par Ambre Lefeivre
  • Publié le
« Avec mon niveau, il y avait quelque chose à jouer. » Voilà six ans que Théo fait des étincelles sur l’eau en tant que « voileux ».  Aujourd’hui sportif de haut niveau en bateau à voile en métropole, le Calédonien savoure la chance qu’il n’a pas laissé passer.

C’est à l’adolescence que le Nouméen découvre la voile. Il a un vrai coup de cœur pour cette discipline en 4e. « J’aime être en équipage et tous les réglages qu’un bateau demande. » Théo débute ses premières compétitions en 3e  et se démarque rapidement. Ses résultats lui permettent de rentrer en classe sport en 2nd. Dès lors, le Calédonien se prête à rêver à une carrière de sportif de haut niveau et continue sur sa lancée. Trois ans plus tard, en Terminale, il intègre le pôle espoir de Nouvelle-Calédonie. Les entraînements s’enchaînent, la pression monte d’un cran mais Théo garde la tête froide. « Il fallait que j’ai un minimum de rigueur dans ce que je faisais pour réussir et aussi parce que je me rendais compte de l’investissement que cela était pour mes parents. »
Son travail paye. Au Mondial de Hobicat 16 en Chine, l’équipage du jeune homme se classe 3e chez les jeunes.

Théo Boré fait des étincelles en voile depuis son adolescence © DR
© DR Théo Boré fait des étincelles en voile depuis son adolescence

Retenu après son bac dans le pôle France, il s’envole pour Marseille en janvier 2017.  Les entraînements s’intensifient. Les premières compétitions débutent en juin de la même année. Si le Calédonien est d’abord satisfait de ses résultats, bien vite, c’est la douche froide. En juillet, lors des championnats d’Europe en Allemagne, Théo se « prend une claque » selon ses propres mots. « Après six mois de navigation, j’étais loin d’avoir le niveau des autres.» S’ensuit alors une période sombre pour le jeune homme. Il tente en septembre une licence de sport à Marseille et se sépare de son barreur avec qui il ne s’entend pas. « Je me suis demandé si je n’allais pas tout arrêter, cette situation me pesait. » Son retour à Nouméa pour les fêtes de fin d’année change la donne. Théo participe à la sélection Team France Jeunes, un dispositif proposé par la Fédération française de voile. Le but ? Réunir les meilleurs navigants du pays pour faire le tour de France. Retenu, le Calédonien participe aux sélections finales en janvier à Quiberon (Bretagne).

Le Calédonien fait partie du projet Flying Phantom pour faire la promotion des bateaux volants © DR
© DR Le Calédonien fait partie du projet Flying Phantom pour faire la promotion des bateaux volants

Fin février, Théo apprend qu’il fait partie des quatre sportifs retenus pour naviguer sur un Diam 24, un trimaran à trois personnes. Le jeune homme est également sélectionné pour participer au projet Flying Phantom (un catamaran à foil) visant à faire la promotion des bateaux volants. Alors qu’il broyait du noir il y a peu encore, le Calédonien est très occupé jusqu’à cet été. « Je suis dans ces deux projets, c’est hallucinant. Je suis content. » Désormais, Théo aborde l’avenir avec confiance et sérénité. « En septembre prochain, j’intégrerai une école de diététique à Aix et je ferai peut-être une pause dans la voile. Je ne pense pas regretter car je suis parti de Nouméa pour toucher le haut niveau et c’est ce que je suis en train de faire. »

par ambre@lefeivre.info 

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