Cartes électorales, tribunes, ministre : le journal du référendum n° 5

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Réunion commune pour le Non à Koné, carte spéciale, Sébastien Lecornu au Sénat et "Dans ma commune : Ponérihouen". ©NC la 1ère et Sénat
J-9 avant la consultation d’autodétermination, maintenue au 12 décembre. Dans notre compte-rendu quotidien de l'actualité référendaire : un zoom sur la carte électorale spéciale, ces tribunes dans la presse nationale ou encore les paroles de Sébastien Lecornu au Sénat.

Electeurs de la liste spéciale référendaire, avez-vous reçu ou récupéré votre nouvelle carte ? Celle émise exprès pour la consultation du 12 décembre 2021 ? Rappelons que la carte électorale n'est pas obligatoire pour voter le jour J. Selon les communes, elle a été distribuée ou il faut aller la récupérer en mairie. Exemple à La Foa :

Sachant qu'elle est mise à disposition dans son bureau de vote (et si vous ne vous rappelez plus lequel c'est, ça peut se vérifier en cliquant ici).

Les infos sur la carte spéciale à retrouver dans ce dossier.

Huit non-indépendantistes font tribune commune

Suite de la campagne d'avant-référendum… dans les journaux nationaux ! Le Monde daté du vendredi 3 décembre publie une tribune signée par huit politiques calédoniens non-indépendantistes : Sonia Backès, Philippe Gomès, Thierry Santa, Nicolas Metzdorf, Gil Brial, Gérard Poadja, Simon Loueckhote et Pascal Vittori. "Nous avons désormais la responsabilité collective, estiment-ils, de franchir une nouvelle étape, fort de ce que nous avons vécu depuis quarante ans, et de construire une communauté de destin où chaque Calédonien, quelles que soient ses origines, se sentira légitime sur son Caillou."

"Cette communauté de destin n'a pas qu'une seule porte de sortie" 

Et cette communauté de destin n'a pas "une seule porte de sortie qui, inévitablement, serait l’indépendance. Le droit à l’autodétermination peut conduire à opter pour l’une des quatre voies prévues par l’Organisation des Nations unies dans ses résolutions relatives au droit des peuples à disposer d’eux­-mêmes", développent-ils : "l’intégration de la Nouvelle­-Calédonie dans la République française, sa libre association avec la France, son accession à la pleine souveraineté, ou l’acquisition de tout autre statut politique librement décidé."

"Le chemin calédonien a ainsi évolué au cours de ces quarante dernières années", défendent-ils. Il n’est désormais ni monolithique ethniquement ni monolithique institutionnellement. C’est cette nouvelle donne qu’il nous faut prendre en considération. Car, comme le prévoit l’accord de Nouméa, le 12 décembre, nous
devrons nous réunir (…) pour construire l’avenir. (…)" 

Nous espérons qu’en dépit de leur non-­participation et de quelques déclarations malheureuses, les indépendantistes avec lesquels nous travaillons depuis tant d’années au sein des institutions, seront en responsabilité avec nous, à nos côtés, pour dessiner cette nouvelle communauté de destin calédonienne.

Tribune de huit personnalités politiques calédoniennes

Après Louis-José Barbançon, et un collectif de chercheurs

Le 25 novembre, c'est l'historien Louis-José Barbançon qui s'exprimait dans les colonnes du quotidien. "Les Kanak ont suffisamment connu le temps du “pays sans nous”, le temps de l’indigénat", plaidait-il. Expliquant pourquoi, à ses yeux, le référendum "perdrait sa légitimité sans la participation du 'peuple originel'". Deux jours plus tôt, "un collectif de spécialistes de l'histoire et de la société calédoniennes" demandait le report du scrutin afin de respecter le deuil kanak.

"Les conditions sont remplies"

"Les conditions sanitaires et organisationnelles sont remplies pour tenir le référendum du 12 décembre." C'est ce qu'a répété Sébastien Lecornu, la nuit dernière, au Sénat, lors d'un débat sur la situation économique, sociale et sanitaire dans les Outre-mer. "Les maires, qu'ils soient indépendantistes ou non indépendantistes, organisent le scrutin de manière républicaine, en respectant l'esprit de l'Accord. Donc les conditions matérielles et juridiques sont remplies", a estimé le ministre des Outre-mer.

En ajoutant : "L'Etat est neutre (…) Je vois que d'un côté, certains nous poussent à être plus partisans que dans le passé. D'autres, dans des tribunes, dans des journaux de l'après-midi, nous reprocheraient d'être violemment indépendantistes, pour ne pas dire anti-Kanak, ce qui est assez scandaleux, d'ailleurs (…)."

Je me dis, qu'au fonds, nous sommes dans un équilibre qui a été trouvé, dans le respect de la parole donnée, pour l'application de cet accord jusqu'à sa dernière minute.

Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer

Une première à Koné

Ce soir, Koné reçoit la première réunion de campagne commune organisée par les Voix du Non et Calédonie ensemble.

Les indépendantistes entendent rester loin des plateaux jusqu'au jour J

Message à l'intention des rédactions, ce matin : il leur est signalé que les responsables politiques du FLNKS (notamment de l'Uni, du Parti travailliste et de l'UC) n'interviendront pas dans les médias jusqu'au 12 décembre. Sauf à titre local, s'il s'agit d'interviewer les maires indépendantistes sur la préparation du vote dans leur commune. 

Dans ma commune

Comment les Calédoniens vivent-ils l’approche du référendum ? Hier, la rubrique "Dans ma commune" passait par Ponérihouen, à retrouver ici.
Ce soir, elle passait par le Mont-Dore. Un instantané disponible demain, à 13 heures, sur le site de NC la 1ère.

Il n'y aura pas de journal du référendum ce week-end, rendez-vous lundi pour le prochain numéro. Pour retrouver d'ici là les infos sur la consultation, allez sur ce site et cliquez sur Référendum NC 2021.