Centrale accostée temporaire : la SLN obtient l’autorisation d’exploitation

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La centrale accostée temporaire de la SLN à son arrivée à Nouméa le 3 septembre 2022
La centrale accostée temporaire de la SLN à son arrivée à Nouméa le 3 septembre 2022 ©FD
Près d’un mois après son arrivée en Nouvelle-Calédonie, la centrale accostée temporaire de la SLN a obtenu son autorisation d’exploitation. Une autorisation sous conditions.

Elle est arrivée le 3 septembre dans la grande rade de Nouméa, elle va désormais pouvoir rentrer en activité. La province Sud a accordé l’autorisation d’exploitation de la centrale accostée temporaire de la SLN. Elle concerne les installations classées pour la protection de l’environnement. Un cachet délivré avec des conditions.

Un an renouvelable deux fois

La première condition concerne le caractère temporaire de la centrale, et donc sa durée d’exploitation. L’autorisation est valable un an et elle est renouvelable deux fois. Soit un maximum sans dérogation possible de trois ans précise la province dans un communiqué.
Et ce délai s’accompagne d’une obligation d’avoir une autre solution énergétique par la suite. Obligation dans la lignée de l’accord de mai 2022 signé entre gouvernement, province Sud, Enercal, SLN et Prony Ressources pour une décarbonation de l’industrie du pays. Objectif, 70% de renouvelable d’ici 2030.

Une centrale moins polluante

L’autre obligation est environnementale. La centrale accostée doit moins polluer que la centrale B actuellement en service à Doniambo. Moins de dioxyde de souffre, moins de particules fines.

La menace d’amendes

Enfin, des amendes sont prévues en cas de non respect des conditions de cette autorisation. En cas de dépassement des délais d’exploitation, une amende de 1.78 million de francs CFP est prévue.
Rien n’est précisé en revanche en cas de pollution trop importante.