Chantier d'insertion

social
chantier d'insertion : atelier sculpture à la vallée du tir
©cédrick wakahugneme
Depuis plusieurs années, la ville de Nouméa a lancé ces opérations dans les quartiers. Des jeunes de Rivière-Salée ont participé à un atelier sculpture. 
Objectifs : préparer des jeunes sans diplômes à intégrer le monde du travail, et les aider à prendre confiance en eux.
Une pièce sculptée, de trois mètres de haut, a été entièrement travaillée par sept jeunes des quartiers. Elle fait partie d'une commande de la mairie de Nouméa : au total, ce sont 10 œuvres qui ont été commandées et donc qui ont été façonnées par ces jeunes de quartiers dit  "populaires". Ils sont soutenus par des professionnels dans les locaux du service des quartiers à la vallée du Tir.
 
Prendre confiance en soi
Agée de 21ans, une formation en logistique,  Félicia Dao n’a pas hésité à se lancer dans ce chantier d’insertion : « cette sculpture représente un vieil homme avec à sa tête deux hiboux. C’est un peu le gardien de la nature et de la forêt », confie la jeune femme, originaire du quartier de Rivière-Salée. Ce travail en atelier, lui a permis de s’épanouir: «je ne pensais pas qu’avec nos mains, on pouvait faire de si belles choses ».

Sortir du quartier
Depuis deux mois, ces jeunes participent à cet atelier de sculpture dans les nouveaux locaux du service des quartiers de la vallée du Tir. 
Ces jeunes ont tous un parcours différent et parfois chaotique. Ce chantier d’insertion leur apporte une dose d’autonomie: « on a appris à être à l’heure le matin et aussi à nous respecter entre jeunes », souligne Aurélia Tauiraii, une des participantes.
D’autres stagiaires y trouvent une bonne opportunité de s’insérer. « Je suis content d’y avoir participé », indique Gérald Jiane, du quartier de Rivière-Salée, « auparavant, je restais au quartier. Et participer à ces chantiers, cela m'a permis d’avoir une vision plus large des choses et un objectif pour l’avenir ». 
 
Un double objectif
En l’espace d’une dizaine d’années, les chantiers d’insertions ont permis de mettre sur les rails plusieurs centaines de jeunes déscolarisés des quartiers populaires. Un bel exemple d’intégration, pour ces adultes en devenir, qui souhaitent avant tout trouver une place dans la société. « C’est pas des chantiers magiques mais plutôt des chantiers de la deuxième chance », souligne Raphaël Cazali, coordinateur du chantier d’Insertion de la ville de Nouméa, « dans le sens où on leur apporte un cadre favorable pour se remettre dans le bon chemin et avoir confiance en eux ».
En 2016, 16 chantiers d’insertions ont été réalisés par la ville de Nouméa. L’opération est appelée à se renouveler l’an prochain. 

 

Reportage Dave Waheo-Hnasson et Brigitte Whaap

©nouvellecaledonie