Comme un air de renaissance pour l’haltérophilie en Nouvelle-Calédonie

sportncla1ère
JDS Haltérophilie
Léon Likafia en 2018 ©Loreleï Aubry

Le week-end du 1er mai se déroulait la première compétition de l’année à Boulari, au Mont-Dore. La discipline semble reprendre du souffle après des périodes difficiles. 

Ambiance des grands rendez-vous, le week-end dernier, à la salle de Boulari. Il faut dire que l’enjeu était de taille, avec les Oceania de Nauru en ligne de mire. 
Ce rendez-vous avait pour but de relancer les athlètes vers des objectifs internationaux alors que la discipline est passée par des périodes de tumulte : la scission fédérale avec la force athlétique, la mise sous tutelle de la discipline par le CTOS, puis le départ brutal de l’institut océanien de Boulari et donc de nombreux athlètes olympiques du Pacifique.
Désormais, les choses reprennent forme et c’est un vent d’optimisme qui soufflait au Mont-Dore.
"Le but, c'est de faire des minima pour se qualifier à cette compétition. Tout en sachant qu'avec le contexte Covid, on ne sait pas si elle va avoir lieu, si elle va avoir lieu ‘on line’... Dans l'optique, on est déjà plus centrés sur Saipan 2022, pour les Mini-Jeux" explique Adrien Ori, président du club de l’institut d’haltérophilie du Mont-Dore qui organisait l’événement.

Sortir pour affronter les meilleurs

Les Cagous doivent désormais se déplacer pour affronter les meilleurs. Ce n'était pas le cas encore il y a encore un an, et la fermeture de l’institut océanien et le départ de ses stars au moment du premier confinement l’an dernier n’ont pas aidé. 
Priscillia Piotrowsky rêve de se confronter aux meilleures.
"C’est impressionnant et décourageant à la fois parce que du coup on se compare quand même, même si moi, ça ne fait pas beaucoup d’années que je suis dans l’haltéro. J’admire les femmes qui font des performances de folie" confie la jeune femme qui a justement atteint les minima lors de la compétition.  

L’appui de la Fédération française

Un renouveau suivi de très près par le Comité territorial olympique et sportif (CTOS), qui chapeaute la discipline depuis la disparition de la ligue d’haltérophilie, il y a un peu plus de six ans. 
Pour Christophe Dabin, président du CTOS, la discipline va prendre de l’ampleur : " La Fédération française d’haltérophilie a un regard très particulier sur la Nouvelle-Calédonie. Ils veulent nous mettre des moyens importants. Un cadre technique devrait sans doute arriver après les Jeux de Tokyo, et on espère déjà sur les Mini-Jeux avoir une équipe pour savoir un peu ce que ça peut apporter, et ensuite préparer une équipe plus importante pour les Jeux des Salomon".  

Une continuité entre Oceania en août, puis Mini-Jeux et Jeux du Pacifique serait déjà une belle avancée car entre 2015 et 2019, à chaque compétition internationale, la sélection était différente.