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La commission de la condition féminine poursuit ses travaux

La condition féminine était à l'ordre du jour, ce jeudi, en commission plénière du Congrès. L'occasion de dresser un bilan sur les actions menées durant la mandature et surtout de proposer des mesures pour améliorer la situation des femmes. 

  • Coralie Cochin avec Loreleï Aubry
  • Publié le , mis à jour le
Première action évoquée, la mise en place d'une meilleure gouvernance de la condition féminine. Une compétence aujourd'hui répartie entre les trois provinces et la Nouvelle-Calédonie. 
 

L'idée c'est d'avoir une feuille de route sur quatre ou cinq ans avec des objectifs validés dans toutes les institutions, contrôler au fur et à mesure le déroulement de la feuille de route et parallèlement mailler le territoire sur toutes les communes avec des délégués communaux formés qui pourraient relayer cette feuille de route.

- Nicole Robineau, présidente de la commission du droit des femmes et de la famille au Congrès


Dans l'attente d'une enquête sur les violences intrafamiliales 


Mais pour définir ces priorités, le secteur de la condition féminine a besoin de chiffres. Or, les données les plus récentes datent de 2003. Il y a un an, le gouvernement avait annoncé le lancement d'une enquête sur les violences intrafamiliales, un projet estimé à plusieurs centaines de millions de francs, qui n'a toujours pas abouti mais n'est pas non plus abandonné. 
 

On s'arc-boute là-dessus pour finaliser cette enquête qui va servir à tous les acteurs du social en Nouvelle-Calédonie. Pas uniquement les femmes. Quelle est la place de la femme, pourquoi sont-elles si victimes, quel rôle jouent-elles ? C'est ça qui est intéressant de savoir.

- Nicole Robineau, présidente de la commission du droit des femmes et de la famille au Congrès

 

© Coralie Cochin / NC la 1ere
© Coralie Cochin / NC la 1ere


Une proposition de loi pour mieux protéger les mères 


Le président du Congrès, Gaël Yanno, a annoncé qu'il déposerait une proposition de loi courant avril. Son ambition, créer une structure pour se substituer aux parents défaillants qui ne paient pas leur pension alimentaire. 
 

Cela va permettre à l'autre parent, qui est souvent une femme car ce sont les mères qui ont généralement la garde des enfants, d'être sereine et d'avoir le paiement de ces pensions alimentaires. Charge à cette structure de se retourner contre le parent défaillant et d'obtenir le remboursement de ces pensions alimentaires. 

- Gaël Yanno 


Parce que l'amélioration de la condition féminine concerne aussi les hommes, proposition a également été faite de mieux les intégrer à cet enjeu de société majeur qui ne doit plus être "un guetto de femme."  

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