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Le Congrès adopte la réforme de la formation des enseignants du primaire

Les élus du Congrès ont voté ce lundi pour la réforme de la formation des enseignants du primaire. Un dispositif destiné à revaloriser la profession aussi bien en termes de compétences que de rémunérations. 

© Coralie Cochin
© Coralie Cochin
  • Coralie Cochin (CM)
  • Publié le , mis à jour le
C’est une spécificité calédonienne : contrairement à la Métropole, le pays a souhaité maintenir le statut d’instituteur, parallèlement à celui de professeur des écoles. Mais à condition de réformer la formation initiale. 
 

Revaloriser le métier d’instituteur

Pour devenir instituteurs, les candidats devront désormais suivre une formation universitaire de deux ans, à l’issue de laquelle ils pourront passer le concours d’entrée pour enseigner dans le premier degré.  
Une évolution nécessaire selon Hélène Iekawé, la membre du gouvernement en charge du secteur. 
« C’est aussi un moyen de revaloriser le métier d’instituteur, qui je le rappelle, n’existe plus en Métropole. Donc, on a les deux niveaux de recrutement, soit avec une licence à l’école supérieure des professorats des écoles, soit à l’IFM-NC. Et je rappelle que l’IFM-NC ne jouait plus son rôle d’ascenseur social. C’était les licenciés qui réussissaient le concours parce qu’ils sont mieux armés. »
 

Un surcoût en période de restriction budgétaire

Avec cette réforme, les instituteurs passent de la catégorie B à la catégorie A, ce qui implique aussi de revoir à la hausse leur rémunération. 
Si cette montée en compétences est saluée par l’ensemble des élus, le groupe Uni s’inquiète du surcoût généré par une telle mesure en cette période de restriction budgétaire. 
« Il y a un impact financier sur les mesures qui sont ici présentées, et les provinces, les premières concernées, n’ont pas été consultées, ni saisies de cette difficulté-là. » Nadège Faivre, présidente de la commission Fonction publique au congrès et élue de l’Union nationale pour l’indépendance. « Quand on sait comment on travaille dans des budgets contraints, avec la restriction budgétaire que tout le monde connaît, 150 millions d’impact déjà comme çà pour la Province Nord, çà aurait mérité une autre méthode quand même. » 
 

Un impact financier certain

En séance, Hélène Iekawé a évoqué l’impact financier de cette mesure pour les provinces : 
  • 200 millions CFP  en Province Sud pour 400 agents concernés
  • 70 millions CFP en Province des Iles pour 100 agents
  • et 129 millions CFP en Province Nord selon les estimations du gouvernement. 
Malgré ce surcoût, Hélène Iekawé estime que ce dispositif " va permettre d'éviter l'extension du PPCR" à tous les agents de la fonction publique territoriale ( comme le demandait initialement la fédération des fonctionnaires ) "dont le coût est estimé quant à lui à 5 milliards CFP. » 
 

Les remplaçants longue durée pourront être titularisés

Parmi les autres délibérations, une mesure est saluée par le camp indépendantiste : désormais, les professeurs remplaçants de longue durée  pourront être titularisés en fonction de leurs états de service, et après une validation par les inspecteurs de l’enseignement.  
A noter que la séance a été marquée par des rencontres avec les grévistes de la Fédération des fonctionnaires qui manifestaient devant le Congrès.

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