Les contradictions du nickel

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Containers de nickel calédonien sur le port d'Anvers
Conteneurs de ferronickel calédonien Eramet-SLN à Anvers en Belgique. ©Alain Jeannin
Les prix des métaux de base échangés sur le London Metal Exchange (LME) ont évolué en ordre dispersé cette semaine. Le nickel pourrait reculer encore un peu avant d'atteindre un niveau stable, ou repartir à la hausse…
Les investisseurs financiers spéculatifs se désintéressent un peu du marché et les échanges ralentissent car va commencer la semaine d'or en Chine, les marchés seront fermés toute la semaine prochaine en raison de la fête nationale du 1er octobre. Les échanges et les achats de nickel vont baisser. Ce qui n’aide pas les prix.

Le nickel indonésien pèse
La tonne de nickel a atteint mercredi 10.215 dollars, à son plus bas depuis plus d'un mois et demi, avant de se ressaisir fortement vendredi pour finalement rechuter.

Il y a de plus en plus de nickel en provenance de l'Indonésie. Selon les données des douanes communiquées à l’AFP, la Chine a importé 580.000 tonnes de ce pays, un plus haut depuis mars 2014.
Et les exportations indonésiennes de minerai de nickel pourraient encore augmenter, car les autorisations données par le gouvernement restent largement non utilisées. Ces données transmises en fin de journée ont cassé la remontée des cours.

Un rebond est possible
Rien n'est simple, les opinions divergent. Ainsi, les positions spéculatives pessimistes étaient en baisse, à Londres comme à Shanghai. Cela démontrerait plutôt que la situation n’est pas mauvaise.

Les analystes du Metal Bulletin estiment, vendredi soir, que les investisseurs ont été trop négatifs sur les perspectives du nickel : « L’analyse technique suggère plutôt un rebond des prix car l’environnement n’est pas mauvais pour les valeurs cycliques » conclut Boris Mikanikrezai à Nouvelle-Calédonie 1re.

Le nickel finit la journée en très légère hausse. Il sera monté jusqu’à atteindre 10.832 dollars avant de retomber à 10.520. Un tout petit gain de 0,60 %. C’est un vendredi soir à Londres, et les cours du métal ressembleraient presque à la couleur du ciel : un bleu délavé que masquent des nuages.