Coronavirus : point de situation en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie

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Mosaïque contrôles coronavirus à Tontouta
©NC la 1ere
A ce jour aucun cas suspect de coronavirus n'est à signaler, de même qu'aucune personne n'est mise en quarantaine. En Polynésie, le gouvernement a renforcé les mesures de sûreté concernant l'arrivée de ressortissants étrangers en provenance de Chine.
Dans un communiqué, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie fait un point de situation au 19 février inclus. 
Depuis le 28 janvier, l'éxécutif a mis en place des mesures de protection contre le coronavirus Covid-19 avec notamment le renforcement du contrôle sanitaire à La Tontouta :
 
  • les fiches de 22 298 voyageurs ont été contrôlées à l'arrivée de tous les avions depuis le 28 janvier;
  • 108 voyageurs revenant de Chine et 65 revenant de Singapour ont fait l'objet d'un questionnaire complémentaire et d'un contrôle de leur état de santé;
  • parmi ces 173 voyageurs, 121 sont résidents en Nouvelle-Calédonie;
  • 750 voyageurs sont arrivés au cours de la journée du 19 février;
  • 85 personnes font l'objet d'une surveillance téléphonique par la direction des affaires sanitaires et sociale.
La barge Cali pour le Kea Trader
La barge Cali qui est arrivée de Chine pour démanteler le Kea Trader a été contrôlée par les autorités sanitaires.
Aucun cas n'a été détecté parmi la trentaine de passagers à bord;
En revanche, l’arrivée de renfort de personnel qui était attendu  par avion a été repoussé à la fin du mois, par mesure de précaution. 
Rappelons qu'un numéro vert est à la disposition du public pour toute question sur le coronavirus : 05 02 02.
 
Barge Cali pour le Kea Trader
©Lomar Shipping


Le CISE réquisitionné en centre de quarantaine 
Plus de 2 000 m2 d'espace grillagé, une zone rouge pour les mis en quarantaine et une zone verte, pour le personnel. Malgré les réticences des riverains du quartier, le centre international sport et expertise de Koutio a été spécialement aménagé pour accueillir les éventuels voyageurs assignés en quarantaine.
CISE : centre de quarantaine
©Alix Madec
A Dumbéa, les personnes susceptibles d'avoir été en contact avec le coronavirus seront hébergées pendant quatorze jours. Le site peut accueillir jusqu'à 100 personnes.
Comme au centre de confinement de Carry-le-Rouet en métropole, c'est la Croix Rouge qui assurera la logistique :infirmières 24 h sur 24, surveillance des accès au site par la gendarmerie, suivi médical du personnel sur place.
Les autorités sanitaires veulent éviter tout risque de contamination et rassurer les riverains de ce centre situé en plein coeur d'un quartier d'habitation et d'écoles.
La quarantaine est d'ores et déjà opérationnelle, même si actuellement, aucune personne n'est suspectée de porter le coronavirus en Nouvelle-Calédonie.
CISE : point presse du gouvernement
©Alix Madec
Le Cise a dû trouver une alternative pour ces sportifs dont une quarantaine d’athlètes de l’académie féminine de football et le pôle espoir féminin de handball. C’est le Centre d’activités nautiques de la cote blanche qui a été choisi pour les reloger. 

Diamond Princess au Japon
La Direction des affaires sanitaire et sociale a précisé cet après-midi que le couple de calédoniens était toujours hospitalisé au Japon. Sur le bateau de croisière, deux octogénaires japonais mis en quarantaine sont décédées. A bord de ce paquebot, 621 cas ont été répertoriés. ​

 

Polynésie : le gouvernement suspend les autorisations de travail

A ce jour, il n’a pas été constaté d’introduction du virus. L'archipel polynésien maintient et renforce ses mesures de prévention. La Polynésie française compte aujourd'hui plus de 400 autorisations de travail en cours de validité en faveur de ressortissants de nationalité chinoise. 
Le gouvernement a renforcé les mesures de sûreté concernant l'arrivée de ressortissants étrangers en provenance de Chine ou y ayant séjourné depuis le 30 janvier 2020.
Il a décidé de suspendre la délivrance d'autorisations de travail de façon temporaire. 

Le ministère en charge de l'Emploi peut donc désormais accorder ou refuser une autorisation de travail en fonction de plusieurs critères : 
  • la situation de l'emploi présente ou prévisible à court terme, dans la profession qu'occupera le travailleur étranger
  • les conditions de régularité de l'employeur vis-à-vis de la réglementation relative au travail et à la protection sociale 
  • les conditions d'emploi et de rémunération offertes au travailleur étranger 
  • la situation familliale de l'étranger 
  • le retrait ou la suspension d'une autorisation de travail peut être pris comme une mesure de police administrative spéciale qui devra être motivée.