Couvre-feu et conduite en état d’ivresse font mauvais ménage

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Contrôle de police durant le confinement, et le couvre-feu.
Contrôle de police à Nouméa durant le confinement, et le couvre-feu. ©NC la 1ere
Plusieurs automobilistes ont été contrôlé dans la nuit de samedi à dimanche en état d’ivresse et en violation du couvre-feu. Jugés ce lundi 8 novembre, ils ont écopé de peines particulièrement lourdes.

Ils avaient entre 2 g et 2,20 g d’alcool dans le sang et circulaient en voiture en plein couvre-feu. Contrôlés dans la nuit de samedi à dimanche par la police nationale, ces trois conducteurs ont été jugés ce lundi au terme d’une fin de week-end en cellule de dégrisement puis en garde à vue.

Insouciance « affligeante »

Résultat, trois mois de prison (aménagés sous forme de bracelet électronique) pour l’un d’entre eux, qui conduisait sans permis et était par ailleurs connu de la justice ; 90 jours-amende  de 1000 francs par jour ( soit 90 jours d’emprisonnement en cas de non-payement de l’amende)  et annulation du permis de conduire durant 6 mois pour un conducteur poursuivi pour conduite en état alcoolique en récidive légale ; et enfin, amende de 40 000 francs et suspension du permis pour 8 mois pour une conductrice sans antécédent.

Dans son communiqué, le procureur Yves Dupas a indiqué "tenir à souligner le caractère inadmissible de ce type d’agissements en raison à la fois  des risques majeurs que ces conducteurs font encourir aux autres et de leur insouciance affligeante quant au respect des mesures sanitaires, notamment du confinement et du couvre-feu."