Covid-19 : les hospitels vont accueillir des cas plus graves

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hospitel oct2021
Un agent de l'agence sanitaire et social lors de l'entretien d'une chambre du Méridien, à Nouméa. ©NC la 1ère
Alors que 80 malades de la Covid-19 sont pris en charge actuellement dans les hospitels de Nouméa, ce dispositif est appelé à prendre de l'ampleur ces prochains jours. Des patients plus fragiles seront accueillis pour permettre au Médipole de retrouver une activité hors-covid plus normale.

C’est un dispositif lancé très rapidement après le début de la crise. Après avoir accueillis les voyageurs en quatorzaine, le Méridien et le Château Royal, à Nouméa, se sont transformés en hospitel, à la mi-septembre. Moitié hôtel, moitié hôpital. Etaient alors concernés surtout des cas sans gravités, pour des patients qui nécessitaient malgré tout une surveillance particulière.

Désormais d’autres profils de patients seront accueillis. Certains ayant besoin d’un suivi médical plus attentif. "L’hospitel va ressembler plus à un hôpital dans les prochains jours, explique le docteur Eric Michoulier, médecin chef de la sécurité civile. Ces hôtels vont ainsi accueillir des gens un peu plus fragiles que ceux qu’on a accueilli ces derniers temps. La raison est simple, le Médipôle doit à nouveau recevoir des patients non-covid et retrouver un fonctionnement normal dans les services hors unité covid."

 

Le reportage de Brigitte Whaap et Claude Lindor :

 

Dix ou vingt jours de séjour

Un changement d'ampleur alors qu'on ne retrouvait, jusqu’à présent dans ces établissements, que des patients dont l’état ne nécessitait pas un passage en unité covid. "J’étais un peu malade, un peu comme un grosse grippe", témoigne une jeune femme de 20 ans, testée positive à la Covid et isolée au Méridien. Elle y est restée huit jours. "On m’a prévenue que j’étais guérie et on m’a fait sortir," ajoute-t-elle.

Les patients restent en moyenne entre dix et vingt jours dans ces hospitels. Si beaucoup sortent guéris, ce n’est pas le cas de tous. "On va dire que les personnes qui sortent d’ici ne sont plus en danger de mort, résume le docteur Michoulier. En effet, pour certains, on ne peut pas parler de guérison. Car ils vont garder des séquelles. Je pense notamment aux insuffisances respiratoires."
Un dispositif prêt à s’adapter à l’évolution de la situation sanitaire du pays. La période post-confinement est notamment redoutée par les médecins chef, qui craignent un rebond de l’épidémie. En tout, ce sont 200 personnes qui travaillent entre le Méridien et le Château Royal. La moitié en tant que personnel de santé, l’autre moitié comme agents d’entretien et de logistique.