Cyclisme sur piste : deux Cagous au pôle France jeune ultramarin

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Rayann Lacheny et Hugo Pommelet à l'entraînement, sur le vélodrome de Magenta.
Rayann Lacheny et Hugo Pommelet à l'entraînement, sur le vélodrome de Magenta. ©G.Detcheverry
Rayann Lacheny et Hugo Pommelet feront leur rentrée en août prochain. Ils vont intégrer le pôle dirigé par Kévin Sireau, triple champion du monde de vitesse par équipe. 

Objectif : Paris 2024


Suivront-ils les traces de leurs glorieux anciens ? La renommée des pistards calédoniens est née dès les années cinquante en métropole. En 1951, Beynet devient champion de France de vitesse sur le vélodrome d'Equeurdreville, près de Cherbourg. Près d'un demi-siècle plus tard, l'histoire continue de s'écrire lorsque Laurent Gané se pare d'or aux championnats du monde Berlin, toujours en vitesse. 
 
Le président du comité régional de cyclisme, les parents d'Hugo, leur fils et Rayann.
Le président du comité régional de cyclisme, les parents d'Hugo, leur fils et Rayann. ©G.Detcheverry

2020 marque un nouveau chapitre : celui des jeunes espoirs cagous sélectionnés pour rejoindre le tout récent pôle France jeune ultramarin de Hyères. Une structure dont l'objectif est de préparer des pistards pour les Jeux Olympiques 2024 à Paris. Pour Rayann Lacheny et Hugo Pommelet, ce n'est que le début. Ces deux jeunes de 19 et 16 ans sont licenciés au VCC Mont-Dore et membres du pôle espoir de Nouvelle-Calédonie, reconnu par le ministère des sports français. Tous deux intégreront le pôle France, fin août - début septembre.
 

" C'est une reconnaissance pour le cyclisme calédonien, pour le travail des éducateurs des clubs. Ils intègrent un pôle France, une structure d'élite. Ils sont intégrés sur les listes ministérielles comme sportif de haut niveau. L'objectif pour eux, c'est de préparer les championnats de France et, à terme, les J.O 2024 " Tommy Van Oudendycke, président du comité régional

 
 

Portraits croisés

 
Hugo Pommelet a terminé 4e des championnats de France cadets de poursuite.
Hugo Pommelet a terminé 4e des championnats de France cadets de poursuite. ©G.Detcheverry

Hugo a commencé le cyclisme à 6 ans, inscrit par sa grand-mère. Il s’est exercé sur route et VTT, mais a toujours préféré la piste. Bien lui en a pris. Il a terminé 4e des championnats de France cadets en poursuite l'an passé.
 

" En poursuite, je ne passe pas loin du podium. Il y avait le champion de France, détenteur du meilleur chrono. Dans les autres courses, j'avais les jambes, mais pas l'expérience du peloton. Au pôle France jeune ultramarin, j'espère progresser au contact de grands sportifs, et faire de grandes courses encadrés par d'ex-champion de France dans différentes disciplines. J'espère que ca me permettra d'améliorer mes performances, de rencontrer de nouvelles personnes, et de mieux mesurer la difficulté du cyclisme " 
Hugo Pommelet, futur membre du pôle France jeune ultramarin piste.


Sa famille est derrière lui. Marc, son père, est président du Cyclo club de Nouvelle-Calédonie, organisateur notamment de la VTT Rando Cancer. Et sa mère, Sandrine, est elle aussi férue de cyclisme.
 

Lacheny : des tests de sélection prometteurs

 
Rayann Lacheny, invaincu dans les courses VTT et sur route l'an passé.
Rayann Lacheny, invaincu dans les courses VTT et sur route l'an passé. ©G.Detcheverry

Si Hugo suivra trois ans de formation, Rayann Lacheny, plus âgé, part lui pour un an. En parallèle, il fera une formation à Poitiers pour devenir cadre sportif. Habitué de la route, il sait néanmoins que la piste peut lui apporter beaucoup.
Invaincu dans les courses VTT et sur route l’an passé, 3e du Tour de Tahiti, dans les 30 premiers du Tour de Wellington - d'un niveau professionnel -  et 2e au général du tour d'Hawkes Bay, Rayann est physiquement impressionnant et sait techniquement s’adapter.
Son coach, Christopher Jenner, ancien professionnel sur route dans l'équipe du Crédit Agricole, vainqueur d'un contre-la-montre par équipe sur le Tour de France, loue ses qualités. Et notamment ses résultats aux tests de sélection pour le pôle.
 

" Ce sont des tests d'efforts et de niveau VO2. Il a donné 442 watts pour 66 kilos, son poids. Ca veut dire qu'il fabrique à peu près 6 watts par kilo. A savoir qu'un coureur professionnel sera dans les 7 watts et quelques par kilo. Sur une heure, il tourne à peu près à 5 watts par kilo, alors qu'un professionnel est à 5,7 watts. Donc aujourd'hui, pour quelqu'un comme Rayann qui fait très peu de compétition avec peu d'adversaires, ce sont vraiment de très bons tests "
Christopher Jenner, entraîneur de Rayann Lacheny


Reportage vidéo ci-dessous (M.Charmasson/G.Detcheverry/M.Canehmez/R.Gorget)
 
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