Dans les airs, mais l’oeil rivé sur la mer : reportage à bord du Gardian des FANC

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Le Gardian des Forces armées de Nouvelle-Calédonie effectue des missions de surveillance du lagon tous les deux à trois jours.
Le Gardian des Forces armées de Nouvelle-Calédonie effectue des missions de surveillance du lagon tous les deux à trois jours. ©Gaël Detcheverry / NC la 1ère
Deux fois par semaine, voire plus en cas d'urgence, le gardian des Forces armées de la Nouvelle-Calédonie survole  la zone économique exclusive de Nouvelle-Calédonie. Une équipe de nos équipes a pu embarquer pour l’une de ces missions de surveillance et de sauvetage.

Ce jour-là, c’est la flottille 25F qui prend place à bord du Gardian, un Falcon 200 spécialement aménagé pour la Marine Nationale.

Mission du commandant de bord Raphaël et son équipage : effectuer une rotation au-dessus de la Zone Economique Exclusive de la Nouvelle-Calédonie, soit 1 million 300.000  kilomètres carrés.  

"L’objectif de notre mission, c’est de surveiller ce qui se passe en surface, c’est-dire qu’on va regarder tous les bateaux qui se trouvent dans la zone", explique le commandant tandis que Nicolas et Yohann ont les yeux rivés à leurs écrans. Le premier identifie les bâtiments naviguant dans la zone grâce au système d’identification automatique AIS, le second analyse les données transmises par le radar. 

Précaution supplémentaire, le gardian survole les navires à basse altitude pour réaliser des prises de vue.

Trappe de largage et matériel de secours

Autre mission du Gardian : repérer et secourir les navires et personnes en détresse. Pour cela, l’avion embarque du matériel de secours, dont des canots de sauvetage, qu’il peut larguer en mer via une trappe si besoin.

Après trois heures trente de mission, le Gardian regagne la base Paul Klein, sans rien d’anormal à signaler. Sauf cas d’urgence, il reprendra les airs dans deux ou trois jours pour une nouvelle mission de surveillance au-dessus de l’une des plus vastes zones économiques exclusives au monde. 

Le reportage de Caroline Antic-Martin et de Gaël Detcheverry : 

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