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Début du procès en appel de l’affaire Deteix

Un an presque, après sa condamnation à 20 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Jean Pierre Deteix, Aymerick Vakié est à nouveau jugé par la cour d’Assises d’appel de Nouméa. L’audience doit durer 3 jours. 

© NCla1ere
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  • William Kromwel (CM)
  • Publié le
A la question « pourquoi êtes vous là ? Pourquoi faites vous appel ? », Aymerick Vakié, chemise noire, dans le box des accusés répond « …. Pour la peine… c’est trop lourd ».
Derrière ses avocats, Me Denis Millard, et Me Delarue, du barreau d’Amiens, ses proches, notamment, son père et un oncle maternel.
Derrière l’avocat de la famille Deteix, Me Tehio, et deux de ses fils. Sa veuve doit arriver demain, jeudi.
 

Rappel des faits

La matinée a été consacrée au rappel des faits. Aymerick Vakié raconte alors cette soirée du 5 juin 2016. Il a bu tout au long de la journée, il doit aller en boîte avec ses amis, mais il est refoulé : il est pieds nus. Alors, il marche, et se fait aborder par celui qu’il appelle « Monsieur Jean-Pierre ». L’homme avait l’air « gentil », il ne voit pas de raison de refuser la balade qu’il lui propose en voiture. Un tour sur les baies, puis direction Nouville.
Un premier geste de la part de l’ancien proche des indépendantistes dans la voiture fait jurer l’accusé « tchaa monsieur, tu fais quoi là ? Tu délires ? » Mais une fois à proximité de « la plage des nudistes », les intentions de Jean-Pierre Deteix deviennent beaucoup plus explicites. 
 

Un déchaînement de violence

C’est là que la fureur de Aymerick Vakié se déchaîne « je l’ai frappé à la tête, plusieurs fois, et puis j’ai appuyé sur son cou avec mon pied ». L’accusé précisera même qu’il portera plusieurs coups, sur le cou de la victime, comme s’il voulait l’écraser. « J’étais en colère, j’avais la haine, la honte aussi… j’aime pas les homosexuels ». « Il m’a dégoûté, il a essayé de me prendre par les épaules pour m’embrasser, j’ai claqué sa gueule ».
Une violence que confirmera en fin de matinée, le médecin légiste. Photos du corps de la victime à l’appui, il expliquera que la tête de Jean-Pierre Deteix ne pouvait pas avoir été dans cet état sans une grande violence. Mais pour lui, il n’est pas possible de dire si ces coups ont effectivement entraîné la mort. Un coma, oui, la mort, pas certain.
 

Interpellé deux jours après les faits

Le corps de Jean-Pierre Deteix inanimé, Vakié décide de prendre sa voiture, pour aller chercher ses copains, à la boîte de nuit le Flex. Il boit, fait encore la fête, entre Ducos et Rivière salée. Il n’aurait réalisé ce qu’il a fait que deux jours plus tard, lors de son interpellation. Interpellation facilitée par le fait qu’il a été repéré à plusieurs reprises avec la voiture. La voiture sera brûlée, après une chute dans un ravin « pour effacer les traces de (ses) copains ».
 
L’après midi est consacrée au portrait psychologique de l’accusé.

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