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Un demandeur d'asile de Manus Island accusé de viol

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Les détenus du centre peuvent se rendre à Lorengau depuis avril 2016. ©Photo fournie par Ian Rintoul
En Papouasie-Nouvelle - Guinée, un demandeur d'asile du centre de rétention de Manus mis en examen pour viol. L'homme dont le statut de refugie a été rejeté doit comparaitre devant la Cour de Lorengau lundi. Il restera en garde à vue en attendant son jugement.
La victime, une lycéenne papoue de 19 ans a raconté avoir rencontré l'homme au marché, le 17 janvier.  Elle a expliqué avoir suivi son agresseur présumé dans un hôtel. La jeune femme a finalement été emmenée par sa famille à l'hôpital. La tante de la jeune fille est en colère et réclame justice. 
 
« Elle est rentrée à la maison à 3heures de l'après-midi. Elle souffrait de saignements importants. Je ne savais pas ce qui lui était arrivé. J'étais choquée quand je l'ai vue. »
 
Depuis avril l'année dernière, les résidents du centre de Manus sont autorisés à se rendre dans la ville de Lorengau, suite à la décision de la Cour suprême de Papouasie Nouvelle guinée qui a jugé que leur détention dans la base navale était illégale. 
 
Selon le commissaire de Police de la Province de Manus, David Yapu, la tension est de plus en plus électrique entre la population locale et les demandeurs d'asile de l'ile. Ce drame a provoqué la colère des proches de la jeune femme, obligeant même la police à intervenir pour protéger l'accusé de représailles. 
 
« Nous leur avons dit que c'était à la police de régler cette affaire. Et que la police allait s'occuper du refugié. C'est un cas qui devait être géré par la police et je ne voulais pas qu'ils règlent cette histoire eux-mêmes pour causer un nouveau problème. » 
 
La police de l'île a déclaré qu'au moins sept hommes avaient été arrêtés ces dernières semaines pour des infractions telles qu'ivresse sur la voie publique et possession de drogues.
 
Les détenus accusent la police de les avoir arrêtés sans raison et d'avoir fait preuve de violence excessive. Des attaques ont été perpétrées contre des demandeurs d'asile et des réfugiés en dehors du centre, dont un passage à tabac deux Iraniens par la police. La police et des habitants locaux ont accusé les détenus d'avoir notamment harcelé des femmes.
 
Le gouvernement papou a promis de fermer le centre de Manus. Mais il faudrait pour cela d'abord reloger les habitants du centre. Ils pourraient être envoyés vers les Etats-Unis, si le pays accepte de tous les accueillir. Cependant, sur plus de 800 demandeurs d'asile, on estime qu'ils seraient environ 200 dont le statut de refugié aurait été refusé. 
 
 
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