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Démission collective au Rassemblement démocratique océanien

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Les jeunes du RDO
Photo d'archives des jeunes du RDO, avec au centre Arnaud Chollet-Leakava. ©Martine Nollet
Le RDO dans la tourmente, après les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie et le rapprochement de vendredi 24 mai entre le FLNKS et l’Eveil océanien ? Deux cadres et plusieurs militants de cette composante du front indépendantiste ont en tout cas claqué la porte mardi soir. 
[MISE A JOUR DE MERCREDI MIDI]

A peine parti du Rassemblement démocratique océanien dont il était le secrétaire général, Arnaud Chollet-Leakava l’annonçait brièvement sur les réseaux sociaux. Mardi soir, écrivait-il, «à 18h10 au local du RDO, démission officielle et collective de dix membres du parti. Je ne suis plus donc SG du RDO. Mais nous restons Océaniens indépendantistes». 
 

Dix personnes dont deux cadres

Ce mercredi à la mi-journée, c'est encore sur Facebook qu'on pouvait en lire un peu plus sur le départ de celui qui présidait la section jeunes du parti, et figurait en dix-neuvième position sur la liste FLNKS-Sud lors de ces provinciales. «Une décision mûrement réfléchie», précise Arnaud Chollet-Leakava, en expliquant que les démissionnaires ont tenu à laisser passer la campagne électorale avant de tirer leur révérence. La démission concernerait également la trentième de liste et deuxième secrétaire général adjointe du RDO, Athéna Pouyé Haiu, ainsi que huit militants.
  

Un «non événement» pour Aloisio Sako

C’est en tout cas ainsi que les présente Aloisio Sako. Contacté par NC la 1ere, le fondateur et président du RDO créé il y a un quart de siècle parle d’un «non événement», qui n’aurait «pas d’impact sur l’organisation». Selon lui, ces démissions sont la conséquence d’une «tentative de putsch de la part d’une dizaine de membres contre l’exécutif du parti». Des dissensions seraient notamment apparues lors de la composition de la liste, et la goutte d’eau aurait été le non renouvellement du contrat d’Athéna Pouyé comme collaboratrice. 
 

Dans un contexte marqué par la percée de l'Eveil océanien

Difficile, en tout cas, de ne pas penser au contexte. A savoir l’apparition de l’Eveil océanien, tout nouveau parti wallisien et futunien, comme force communautaire avec laquelle l’échiquier politique classique doit désormais composer. Vendredi, ses trois élus faisaient basculer le Congrès de la Nouvelle-Calédonie en faveur des indépendantistes. 
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