Des pays du Pacifique menacés par le changement climatique mais sans représentation à la COP26

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La 26ème conférence de l’ONU sur le climat se tiendra du 31 octobre au 12 novembre à Glasgow en Écosse. Un tiers des îles du Pacifique qui doivent se défendre ne pourront pas y assister en raison des restrictions de voyage liées au Covid-19. 

À quelques jours de la COP26 de Glasgow, nul ne sait si les dirigeants de la planète accepteront de faire des efforts pour lutter contre le réchauffement climatique.

Les catastrophes naturelles au niveau mondial et les rapports sur le climat démontrent pourtant l'urgence d'agir au plus vite. Les îles du Pacifique seront les premières à être touchées par des cyclones plus fréquents et l’élévation du niveau des océans. La montée des eaux chargera les sols d’eau salée et aura des conséquences désastreuses sur l’agriculture. Des atolls comme Tuvalu et Kiribati ont déjà commencé à être submergés. 

Des îles non représentées contre les plus gros pays pollueurs

Parmi ces pays du pacifique, seulement 13 d’entre eux envisagent d'envoyer un dirigeant à la COP26. Cette 26ème conférence annuelle sur le climat commencera le 31 octobre et durera 12 jours à Glasgow en Écosse. 

Des négociateurs de chaque pays sont invités pour trouver des solutions, mais des îles comme le Vanuatu n'enverront personne cette année à cause de la crise sanitaire. En effet, beaucoup d’entre elles sont restés Covid-free ou ont eu un très faible nombre de cas tout au long de la pandémie, en raison de la fermeture de leurs frontières. Voyager de ces pays du Pacifique jusqu’en Écosse obligerait les dirigeants à effectuer jusqu'à un mois de quarantaine.


L’absence de représentation de ces nations du Pacifique est alors très préoccupante : elles ne pourront pas beaucoup influencer les prises de décisions comme lors des précédentes conférences.

Une situation critique

D’autant plus que la première ministre des Samoa vient de tirer la sonnette d’alarme et envisage des perspectives dramatiques pour les îles du Pacifique si les efforts pour contrer le réchauffement climatique n’avancent pas. 

Elles souhaitent qu’au moins les participants honorent les objectifs fixés à Paris en 2015 pour limiter la hausse des températures à 1,5 degré Celsius. Les îles Samoa ont également déclaré que "les pays émetteurs de CO2 devraient plutôt sauver la planète au lieu de penser à leur croissance économique".