Des visières 3D pour les personnes exposées

Une initiative généreuse lancée par E-Nable NC. L’association fabriquait jusque là des prothèses de main avec des imprimantes 3D. Elle fabrique désormais, avec l’aide d’une quinzaine d’imprimeurs bénévoles, des visières de protection destinées aux personnels de santé. 
L’imprimante 3D de Florian Poli n’aura jamais autant servi. Grâce à des fichiers numériques fournis par l’association E-nable NC, il imprime des visières de protection à partir d’un fil en plastique biodégradable.
Durée de l’impression : une heure trente. Il faut ensuite fixer la visière, une simple feuille de plastique perforée. 
 

« Autant faire une bonne action »

En dix jours, Florian et Laurine ont fabriqué bénévolement une centaine de visières, répondant ainsi à l’appel lancé fin mars sur les réseaux sociaux par E-nable NC pour fournir gratuitement des protections faciales aux personnes exposées.
« On a beaucoup de personnel médical qui n’a pas accès à ce genre de protection. Je ne trouve pas ça normal. Mais si on peut aider d’une façon ou d’une autre, la machine tourne toute seule, ça ne me prend pas de temps » explique ce fabricant de visières bénévole. 
« Au moins, ça peut être une barrière, c’est mieux que rien. C’est pour ça qu’on a voulu se lancer et on s’est dit autant faire une bonne action » renchérit Laurine Ulrich, imprimeuse bénévole elle aussi. 
 

« On va pouvoir répondre aux demandeurs assez rapidement »

Les membres d’Enable comme Jean-Claude Bugnet, collectent les visières auprès des imprimeurs et se chargent de la distribution sur Nouméa et en Brousse.
« A ce jour, plus de mille demandeurs, en fabrication, on est à près de trois cents visières aujourd’hui. Beaucoup de fabrication déjà le weekend dernier, et chacun contribue encore toute la semaine à la fabrication de ces visières » explique secrétaire d’E-Nable NC-South Pacific. « On va pouvoir répondre aux demandeurs assez rapidement ». 
E-Nable NC recherche des possesseurs d’imprimantes 3D pour l’aider à
produire ces visières et ainsi satisfaire toutes les demandes.
Le reportage de Caroline Antic-Martin et Gaël Detcheverry
©nouvellecaledonie