Deux personnes interpellées pour les incendies du local des scouts et celui du parc de la rivière Bleue en décembre

faits divers
Incendie scouts de NC
©Scouts de Nouvelle-Calédonie

Deux individus, interpellés mercredi, vont être présentés au tribunal correctionnel en comparution immédiate dans le cadre de l'affaire des vols et des incendies commis en décembre dans le Sud. Le local des scouts et des bâtiments du parc de la rivière Bleue avaient été cambriolés puis incendiés. 

Ce sont des affaires qui remontent à la mi-décembre. Des bâtiments de l'association des scouts de Nouvelle-Calédonie et du parc provincial de la rivière Bleue avaient été cambriolés et incendiés dans le Sud. Deux individus, âgés de 33 ans et de 20 ans, ont été déférés ce vendredi matin au parquet afin d'être présentés devant le tribunal correctionnel selon la procédure de comparution immédiate.

Un rapprochement entre les deux affaires

Pour rappel, entre le 12 et le 13 décembre 2020, des vols de matériels, suivis d’un incendie volontaire, avaient été commis dans le parc de la rivière Bleue. Quatre véhicules, notamment, avaient été volés. Les enquêteurs ont procèdé à un rapprochement avec des faits commis sur la même période de temps contre l’association des scouts de Nouvelle-Calédonie, située à proximité immédiate de la route provinciale au Mont-Dore. "Le portail de cette association était découvert enfoncé et deux bâtiments fracturés puis incendiés, après le vol de divers matériels."

Deux personnes interpellées le 7 avril

Un des véhicules volés, laissé au col de Ouénarou, a été découvert le 13 décembre. Il contenait des objets provenant des locaux du parc provincial de la rivière Bleue et de ceux de l’association des scouts, ce qui a permis de confirmer le rapprochement entre ces deux procédures. "Plusieurs auditions de témoins ont conduit à orienter l’enquête en direction des deux personnes interpellées le 7 avril." 

Le conflit de l'Usine du Sud évoqué

Lors de leur garde à vue, les deux mis en cause ont reconnu leur implication dans les faits reprochés, en précisant "qu’ils avaient agi en trois phases, depuis le matin du 12 décembre jusqu’à la fin de la nuit, en revenant à trois reprises au parc provincial pour perpétrer leurs méfaits, dans un contexte d’alcoolisation". Le mobile principal ?  S’approprier du matériel ou des véhicules et incendier certains batiments. "L’un des mis en cause évoquait le conflit de l’usine du sud, sans toutefois donner davantage d’explications."