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Deuxième tour du monde pour un pilote calédonien de 77 ans

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Capture avion Hugues Jurion avion de voltige Van's RV8 A
Hugues Jurion une vingtaine de jours avant son départ. ©NC 1ère
A 77 ans, ce pilote à la retraite ne touche pas terre. Jeudi 22 juin, Hugues Jurion a décollé de Nouvelle-Calédonie pour son deuxième tour du monde en solitaire. Nous suivrons de près cette aventure de trois mois et 65 000 km, qui le mènera au-dessus de l'Australie, la Corée ou encore l'Alaska.
Des nouvelles de Hugues Jurion? «Bien arrivé au pays des kangourous après une traversée maritime des plus calmes qui soit», a écrit le pilote calédonien hier, sur son blog Facebook. Jeudi 22 juin au matin, le pétulant aviateur âgé de soixante-dix-sept ans s’est envolé pour son deuxième tour du monde. Parti de Magenta, il a mis le cap sur Brisbane, puis Cairns, avant de poursuivre par Darwin, Bali, Kota Kinabalu sur l’île malaisienne de Bornéo et Kaohsiung à la pointe sud de Taïwan. Une trentaine d’étapes et 65 000 kilomètres figurent au programme, qui n’était pas bouclé au moment du départ : certaines autorisations de survol sont délicates à obtenir, pour la Russie par exemple. 

 

Vladivostok en attente

Après Taïwan, Hugues Jurion devrait d’ailleurs s’attarder à Séoul, en Corée du Sud. «Là, j ai prévu de rester entre quatre et cinq jours, pour avoir la certitude d’être autorisé à me poser à Vladivostok, avant d'aller récupérer une combinaison de survie arctique à Pusan, explique le voyageur en solitaire. J’en aurai besoin pour la traversée du détroit de Béring et de l’Atlantique Nord. Aujourd’hui, j ai bon espoir d’être accepté en Russie car je suis en contact avec les représentants de l’association russe des pilotes propriétaires d'avion, la Raopa, qui fait un travail formidable de "facilitation" (autorisations administratives, carburant, hébergement).»
 

Pilote de métier

Ces trois mois de périple financé sur fonds propres ne devraient donc pas manquer de suspense. Même pour un pilote aguerri comme cet ancien de l’armée de l’air, dont il a fait partie onze ans durant. Avant de basculer dans le civil, avec Air Inter puis Aircalin. Hugues Jurion a volé sur T6, T33, Mystère IV, Mercure, Airbus A 300, A 320, Boeing 737, puis avec les petits avions de l’aéroclub calédonien…

Portrait Hugues Jurion
Le pilote surnomme son avion «mon petit cheval arabe». ©NC 1ère

Un avion de sa confection

Cette aventure-ci, il la mènera, comme en 2014, avec l’avion de voltige de conception américaine qu’il a construit de ses propres mains. Son Van's Aircraft RV-8 transportera cette fois 320 litres de carburant et disposera d’une autonomie de 8 heures. Et promis: «Je vais tenir un journal de bord aussi bien que celui de Thomas Pesquet (mais de beaucoup moins haut)», écrit-il dans un clin d’œil au spationaute français.
En attendant les nouvelles que nous donnerons régulièrement de ce voyage sur le site Internet de NC 1ère, retrouvez le reportage consacré à Hugues Jurion vingt jours avant son départ. 
©nouvellecaledonie


Et un petit tour de voltige avec Hugues Jurion, dans son Van's Aircraft RV-8.

 


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