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L'équipage du voilier à la cocaïne comparaît aujourd'hui

trafic de drogue
Déchargement du Vendémiaire drogue saisie cocaïne 1,4 tonne 1er août 2017 photo LNC
La drogue saisie, débarquée du Vendémiaire. ©Les Nouvelles calédoniennes / Jacquotte Sampérez
Le tribunal correctionnel de Nouméa doit se pencher ce matin sur une affaire hors du commun : l'énorme quantité de cocaïne dissimulée sur le voilier que les forces armées de Nouvelle-Calédonie ont intercepté en mer le 27 juillet. Les quatre hommes à bord sont jugés en comparution immédiate. Résumé.

Transport et détention de stupéfiants

Audience exceptionnelle, ce mardi 8 août, au tribunal correctionnel de Nouméa. Quatre prévenus au patronyme tout droit venu des pays baltes sont convoqués en comparution immédiate, pour transport non autorisé et détention non autorisée de stupéfiants. Et pas du cannabis mais 1,4 tonne de cocaïne. 
 

Lituaniens et Lettons

Dans cette affaire, le Parquet de Nouméa a privilégié une procédure rapide. Les quatre hommes, de nationalité lituanienne et lettone, ont été interceptés avec leur cargaison miraculeuse il y a une douzaine de jours. Puis ramenés à Nouméa, mis en garde-à-vue et entendus par la section de recherches de la gendarmerie. En détention provisoire au Camp-Est, ils risquent, avec ce chef d'accusation, dix ans d'emprisonnement.
Drogue. Saisie de cocaïne.
©Gendarmerie nationale

Pour au moins douze milliards

La drogue, pure et conditionnée en dizaines de paquets, se trouvait cachée dans l'Afalina. Un monocoque de type Atlantic 55 battant pavillon de Gibraltar. La valeur marchande de cette cargaison qui représente une prise record pour le Pacifique Sud a été évaluée à au moins 100 millions d'euros, c'est-à-dire 12 milliards de francs CFP. Dans la nuit de mardi à mercredi derniers, la cocaïne a été détruite dans les fours de la SLN, à Doniambo.
Drogue. Cocaïne détruite à la SLN
©Gendarmerie nationale

Repéré en Polynésie

L'alerte avait été donnée en Polynésie, où le bateau a fait relâche le 25 juin près d'un atoll isolé des Tuamotu. Le comportement de l'équipage a attiré l'attention des autorités militaires françaises: il avait navigué sans escale depuis le canal de Panama, qui sépare les océans Atlantique et Pacifique, et s'apprêtait à rallier directement l'Australie malgré une avarie. 
 

Demande d'autorisation

Puis la DNRED, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, a signalé qu'un des hommes à bord avait été suspecté de trafic de drogue. Le 28 juin, le haut-commissaire de Polynésie a sollicité du gouvernement britannique l'autorisation de prendre le contrôle du voilier en haute mer. Il lui a également demandé de décliner sa compétence juridictionnelle au profit des autorités judiciaires françaises. 
Vendémiaire juste après avoir ramené la tonne de cocaïne saisie au large de Tonga 1er août
Le Vendémiaire à son retour de l'opération anti-cocaïne, il y a un mois. ©NC 1ère / José Solia

Intercepté par le Vendémiaire

Entre-temps, l'Afalina s'est déplacé dans le secteur d'intervention de la Nouvelle-Calédonie. L'interception du voilier, qui a eu lieu le jeudi 27 juillet au large de Tonga, a donc été menée par les Fanc, sur le Vendémiaire. La frégate de la Marine nationale a ramené la cocaïne et l'équipage à la pointe Chaleix il y a une semaine. La drogue a été déchargée sous haute surveillance, le 1er août au matin. Le monocoque a été acheminé en parrallèle.
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