Eramet en net repli : "sans lien avec la situation de la SLN en Nouvelle-Calédonie", indique un analyste

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Containers de ferronickel calédonien pour l'acier dans le port d'Anvers
Conteneurs de ferronickel calédonien Eramet-SLN à Anvers en Belgique. ©Alain Jeannin
La lune de miel des marchés boursiers avec le groupe français de la transition énergétique est provisoirement terminée. Après avoir profité des prix élevés des matières premières, les valeurs minières en général, Eramet en particulier, souffrent d’un horizon mondial qui s’assombrit.

L'action Eramet (-15,94 %) à 71, 05 euros vers 14H00 GMT pâtit d'une forte baisse de recommandation sur le titre. L’analyste Exane BNP Paribas est passé de "surperformance" à "neutre" sur le spécialiste du nickel et du manganèse de haute qualité.

Dans le sillage, la cotation de l’aciériste ArcelorMittal baissait de 4,73 %. "La forte baisse d’Eramet, après la publication d’Exane, concerne l’ensemble des entreprises minières. Eramet, étant plus petit que ses concurrents anglo-saxons, souffre davantage. Le désendettement du groupe se poursuit, ce qui est bon signe. La situation difficile de la SLN en Nouvelle-Calédonie n’a pas eu d’influence sur la forte baisse du cours", a indiqué un analyste parisien, sous couvert d’anonymat.

De son côté, la banque d’investissement allemande Berenberg a estimé que "le secteur est confronté à une série de défis importants" et dégrade aussi plusieurs grands noms de l'industrie, Anglo American en tête.

La tentative de rebond de la Bourse des métaux de Londres (LME) a fait long feu au gré du retournement baissier de l’économie chinoise et de la poursuite de la guerre en Ukraine.

Le ralentissement de l'économie mondiale, la détérioration brutale des relations entre l'Occident et la Russie mais aussi la Chine, les pressions inflationnistes, les défis persistants dans le secteur immobilier en Chine créent un certain nombre de vents contraires pour le secteur. L'analyste Berenberg pense ainsi que les compagnies minières accumulent les mauvaises nouvelles. La hausse des coûts de l’énergie et du fret, des taxes, un dollar fort et une demande affaiblie, fragilisent le secteur des matières premières.

Une opinion que pondère le négociant Marex Spectron, pour lequel : " le nickel continue de montrer une évolution variable, la zone de 21 000 dollars la tonne a été maintenue, la résistance majeure se situant au-dessus de 25 000 dollars" ce qui est bon signe.

LME Nickel le 06/10/2022 14:20 GMT : 22 475 dollars - 0,50 %