Les étudiants en alternance peinent à trouver des entreprises

éducation
étudiants
©Gael Detcheverry
La rentrée rime parfois avec parcours du combattant pour certains étudiants. À la CCI, la Chambre de commerce et d’industrie, la formation de candidats à l’alternance est menacée et pourrait tomber à l’eau, faute d’employeurs. 
"Responsable en charge absent" ou encore "pas d’apprentis" : c’est autant de remarques auxquelles Vanyi Tidjine a du faire face.  « J’ai du faire une trentaine d’entretiens mais malgré les trente, que des refus » raconte cette candidate à l’alternance

La jeune femme essuie des réponses négatives, malgré une motivation à toute épreuve. À 30 ans, Vanyi Tidjine a décidé de reprendre ses études avec un bac pro logistique en alternance. Mais faute d’employeurs pour l’accueillir, ses projets de formation risquent de ne pas se concrétiser.

« À l’heure d’aujourd’hui, les cours ont commencé et je n’ai toujours pas d’entreprises pour continuer dans un délai d’à peu près un mois, je perds en gros mon inscription et mon année » explique-t-elle. 
 

Des freins à l’alternance

Chaque année, la Chambre de commerce et d’industrie forme près de 280 étudiants en alternance. Mais en cette rentrée, une vingtaine de candidats n’a toujours pas de tuteur en entreprise. Pour la CCI, les raisons sont multiples. 

« Les freins sont d’une part la difficulté pour les entreprises d’un point de vue économique, une visibilité à court terme qui les empêche de s’engager sur un contrat de trois ans et peut-être une méconnaissance de ces métiers notamment sur la logistique par alternance »  explique David Leclerc, responsable à la CCI apprentissage
 

Des avantages pour les entreprises

Pour les employeurs, le dispositif présente pourtant des atouts. Une main d’œuvre peu coûteuse, soit 50 % du SMG et une exonération de charges sociales. À Nouméa, Fabiola Tamata forme une jeune alternante dans sa boutique du centre-ville. 

« Je suis une ancienne apprentie de la CCI et étant donné qu’il y a beaucoup d’avantages pour le patron au niveau des charges sociales et étant donné que c’est vraiment la crise au niveau économique en ce moment donc franchement c’est une bonne aide pour nous et pour les jeunes » explique Fabiola Tamata.

Ce genre de re relation peut s’inscrire dans la durée. En moyenne, un alternant sur deux est embauché par l’entreprise qui l’avait formé, juste après son diplôme.

Le reportage de Coralie Cochin et Gael Detcheverry. 
©nouvellecaledonie
Les Outre-mer en continu
Accéder au live