Face à la hausse du prix des carburants, les auto-écoles doivent s’adapter

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©Claude Lindor / NC la 1ère
Hausse des tarifs, simulateurs, véhicules moins gourmands… Les patrons d’auto-écoles doivent trouver des solutions pour faire face à la flambée des prix de l’essence et du gazole.

C'est l'un des secteurs les plus touchés par la hausse du prix des carburants. Les auto-écoles doivent faire face depuis le début d'année à la flambée des cours de l'essence et du gazole. Une augmentation qui impacte directement leur budget de fonctionnement. La tendance oblige les professionnels à s'adapter. 

Une hausse des tarifs des heures de conduite

Sept ans après la création de son auto-école à Green Valley, Bruno Clouzot n'avait jamais vu ça. L'envolée des prix des carburants a presque doublé le budget essence mensuel de son entreprise. 
" On est passé quand même d’environ 60 000 francs de carburant pour deux véhicules par mois à environ aujourd’hui 110 000 francs. Ça commence à faire vraiment très cher".   

Pour pallier la hausse du prix de l'essence, l'entrepreneur va devoir augmenter de plusieurs centaines de francs le tarif de ses heures de conduite. 
" C’est pour pouvoir justement payer toutes nos charges, mais derrière, c’est le client qui est impacté, et c’est la société derrière ça". 
  

Des simulateurs de conduite 

À Nouméa, la majorité des auto-écoles vont devoir elles aussi revoir leurs tarifs mais il existe en parallèle d'autres solutions. Le simulateur de conduite par exemple. Tanguy Barsak a récemment investi 11 millions de francs CFP pour en installer quatre dans son auto-école à la Vallée des Colons. Les heures de conduite sont 35% moins chères qu'avec un vrai véhicule.
" C’est quelque chose qui reste assez nouveau, et on le voit, les gens ont du mal à se mettre sur le simulateur. Ils ont l’impression que ça ne va pas être la même chose que les heures de conduite. Et pourtant, nous, en tant que professionnels, quand on constate les résultats et quand on voit un élève qui a fait douze heures au simulateur, on constate le niveau, c’est assez impressionnant".  

Simulateur de conduite dans une auto-école de Nouméa
Simulateur de conduite dans une auto-école de Nouméa ©Valentin Deleforterie / NC la 1ère

Des véhicules qui consomment moins

Au delà des simulateurs de conduite, certains professionnels optent pour des véhicules qui consomment moins. Dans son auto-école près de la baie de l'Orphelinat, Manuel Cellard a investi dans des voitures diesel, moins gourmandes en carburant.
" On a quand même des véhicules sur les dernières générations où on arrive à avoir des consommations qui restent aux alentours de 6 litres. C’est plutôt intéressant dans la mesure où des véhicules essence plus petits arrivent à consommer plus que ça".  

Si les prix des carburants inquiètent les professionnels, une autre tendance pénalisante se dégage également : la diminution progressive, depuis plusieurs années, du nombre de moniteurs sur le territoire.