Fête de la musique et droits d'auteur

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Fête de la musique 2018: Iengene Family, place de la Marne, 21 juin
©NC la 1ère / Françoise Tromeur
La musique n’est pas qu’un divertissement. C’est aussi une économie à laquelle contribue la la SACENC, la société des auteurs, compositeurs et éditeurs de Nouvelle-Calédonie, qui veille au respect des droits d’auteurs.
 
Chaque année, la Sacenc reverse près de 80 millions de francs à un peu moins d’un millier d’auteurs, éditeurs et compositeurs calédoniens. Pour inciter les diffuseurs à payer cette redevance, la société mène cette année une campagne d’information. Un travail de terrain nécessaire, selon Alain Lecante, le vice-président de la Sacenc.
 

"Le plus dur à comprendre c'est qu'ils doivent payer un cachet aux interprètes. Les organisateurs eux aussi doivent payer ce qui permet de payer ensuite ceux qui composent les chansons mais qui ne sont pas systématiquement sur scène"

- Alain Lecante 


Kurya Siwene a plusieurs cordes à son arc. Il est auteur, compositeur, interprète… Mais aussi administrateur de la Sacenc, avec laquelle il a participé à cette campagne d’information. Comme la très grande majorité des musiciens, Kurya Siwene ne vit pas de son art. Mais cette redevance est un plus pour nourrir sa passion
 

"Cela permet aux auteurs-compositeurs d'avoir de l'argent. C'est un plus pour l'artiste. Ca l'encourage à créer davantage."

- Kurya Siwene


Verser des droits d’auteurs quand on est diffuseur et plus particulièrement organisateur d’évènements culturels ? C’est un juste retour des choses, estime Kurya Siwene
 

"C'est important de payer les droits d'auteur car la plupart des manifestations perçoivent de l'argent public. Et nous nous contribuons aussi à cela. C'est un peu comme un cercle vertueux."


Cette première campagne d’informations a déjà porté ses fruits. A Maré, les organisateurs de la Fête de l’Avocat viennent de reverser 7 ans d’arriérés à la Sacenc.