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Fréquentation des commerces en berne

Après une année marquée par le référendum,la mise en place de la TGC et une conjoncture économique globalement difficile, les fêtes de Noël semblent plus austères que les années précédentes en Nouvelle-Calédonie.

© NC la 1ere/Cédric Michaut
© NC la 1ere/Cédric Michaut
  • Loreleï Aubry (VB)
  • Publié le
Un constat s’impose dans les magasins de la place des Cocotiers : en cette période de fêtes, la fréquentation des commerces est en berne. Pourquoi ? L'ambiance est morose et les trottoirs sont clairsemés ce matin dans le centre ville de Nouméa. Malgré une circulation routière difficile, de nombreuses boutiques restent désespérément vides. En cause, des intentions d’achats en nette régression selon certains commerçants qui auraient pâti du Black Friday, installé en Calédonie depuis 3 ans. « Le budget a déjà été explosé par la période de soldes du mois de juillet qui était très longue et pour le Black Friday », estime Meryl Fabien, vendeuse. « Les clients nous le disent. Ils font une sorte de cagnotte à l’année, pour dépenser le jour J du Black Friday. Ensuite, ils font leurs derniers achats mais c’est vraiment parce qu’ils ont oublié un petit paquet. Le gros des achats a déjà été fait. »
 

Stationnement compliqué

 Un peu plus loin, les magasins bon marché attirent plus facilement la clientèle. Exemple dans cette enseigne d’équipements de la maison de 1000 mètres carré qui enregistre entre 300 et 600 clients chaque jour en cette période de fête. Une bonne fréquentation bien qu'en deçà des années précédentes. Comme l'explique Alexandra Bourgeois, responsable adjointe.  « Je pense que c’est le fait aussi du problème du parcmètre, le stationnement est compliqué. Mais après on a toujours nos clients fidèles donc on les attend. »
 

Ouvert dimanche

Dans cette boutique de bijoux fantaisie, on parvient également à tirer son épingle du jeu. Même si on admet volontiers que l’effervescence, l’entrain de Noël se font attendre. « Je pense que y’a un contexte fragile à tous points de vue », admet la gérante Lisa Gosselin. « Le contexte économique et la conjoncture ne sont pas favorables. Il y a eu des travaux en ville, des choses qui ont un peu découragé les gens au cours de l’année… Le passage à la TGC était un peu confus pour ceux qui doivent l’administrer. La clientèle et le côté politique doivent être à prendre en compte, c’est une réalité. »
 Cette année, l’ensemble des commerces restera ouvert ce dimanche. De quoi tenter d’atteindre encore quelques clients… Une note d’espoir dans ce sombre tableau.

Un reportage de Loreleï Aubry et Cédric Michaut
MOROSITE CENTRE VILLE

 

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