Un homme interpellé pour tentative de meurtre à Noël 2014 grâce à son ADN

Dans la nuit du 25 au 26 décembre 2014, une  infirmière de 23 ans a été victime d’une violente agression à son domicile à Nouméa. Ce mercredi matin, un homme de 34 ans a été interpellé à son domicile à Lifou, trahi par ses empreintes génétiques. Il a reconnu en grande partie les faits. 
Les faits remontent à Noël 2014. « La jeune femme dormait lorsque dans la nuit du 25 au 26 décembre un individu a fait irruption dans sa chambre et a entrepris de l’étrangler au point de provoquer une fissure du larynx.  L’infirmière de 23 ans s'est alors débattue vivement, elle est parvenue à provoquer la fuite de son agresseur après lui avoir enfoncé un doigt dans l’œil » précise le procureur de la République, Alexis Bouroz, dans un communiqué.

Interpellé grâce à son ADN


Grâce au prélèvement ADN, les enquêteurs de la police technique et scientifique ont retrouvé sa trace. « L’enquête diligentée par le commissariat de Police de Nouméa vient d’aboutir ce mercredi matin après l’interpellation d’un homme de 34 ans à son domicile à Lifou. Les  fonctionnaires du groupe d’atteintes aux personnes de la sûreté urbaine ont, en effet, établi la correspondance du  profil ADN de l’intéressé avec celui  de l’agresseur ». L’homme n'était connu jusqu'à cette date que pour des infractions routières. « Mis en cause récemment dans une procédure de violences conjugales, son empreinte génétique avait alors  été prélevée pour la première  fois par les gendarmes de Lifou ».

Le mis en cause encourt 30 ans de prison 


Placé en garde à vue, l’homme a reconnu en grande partie les faits, expliquant être entré dans la maison pour y dérober de l’alcool notamment. « Entendant la victime bouger, il prenait peur et se jetait sur elle pour l’étrangler avant de prendre la fuite ». Le mis en cause nie cependant toute intention homicide. Par ailleurs, aucun fait  de nature sexuelle n’a été commis. Il sera présenté au magistrat instructeur demain dans le cadre d’une information qui sera ouverte du chef de tentative de meurtre. Il encourt une peine de prison de 30 ans. Très affectée, la victime ne réside plus en Nouvelle-Calédonie.