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Immigration: l'Australie accusée de torture dans des recours collectifs

Plus d'un millier de demandeurs d'asile détenus dans les camps reculés de Nauru ou Manus vont déposer deux recours collectifs contre Canberra, en dénonçant tortures et abus des droits de l'Homme.

La haute cour de justice australienne, à Sydney, sera chargée d'instruire ces recours. © Alex Proimos
© Alex Proimos La haute cour de justice australienne, à Sydney, sera chargée d'instruire ces recours.
  • AFP, avec F.T.
  • Publié le
Aux termes d'une politique critiquée à l'étranger comme à l'intérieur du pays, le gouvernement australien refoule en mer tous les bateaux de clandestins depuis 2013. Les autorités envoient celles et ceux qui passent entre les mailles du filet dans des camps, sur l'île de Nauru ou celle de Manus en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Or, environ 1 200 demandeurs d'asile qui y sont détenus vont lancer deux recours collectifs. 
 

«Souffrances délibérées»

Ils seront représentés par Julian Burnside, un ténor du barreau, a précisé George Newhouse. Cet avocat fait partie du National justice project, une organisation spécialisée dans l'aide juridique. «Les membres du groupe déclarent qu'ils ont été torturés, qu'ils ont subi des crimes contre l'Humanité ainsi que des souffrances délibérées aux mains du gouvernement australien», a-t-il développé.
 
 

Arrivées devenues rares

Le gouvernement australien argue qu'il sauve des vies avec cette politique, en dissuadant les migrants d'entreprendre un périlleux voyage et en contrecarrant les projets des passeurs. Les arrivées de bateaux de clandestins, originaires pour beaucoup d'Afghanistan, du Sri Lanka et du Moyen-Orient, quasi quotidiennes à une époque, sont aujourd'hui rarissimes.
 

Tentatives de suicide

Mais les conditions de vie dans les camps sont difficiles. Les Nations-Unies et l'association Médecins sans frontière ont mis en garde récemment contre le désespoir qui y règne, avec des tentatives de suicide y compris d'enfants.
Face au tollé, le gouvernement minoritaire de Scott Morrison s'est mis à évacuer discrètement les mineurs de Nauru. Mais des voix s'élèvent de toutes parts pour réclamer la fermeture définitive des camps de rétention.

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