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Incendiaires présumés : le procès reporté au 8 décembre

Les pyromanes de Païta devant le tribunal. Les trois incendiaires présumés étaient jugés ce vendredi en comparution immédiate. L’affaire a finalement été renvoyée et les prévenus maintenus en détention au Camp Est. 

Le front des flammes aux abords de la RT1 ont conduit la fermeture de l'axe routier dans les deux sens hier. La circulation a été fortement perturbée. © Philippe Bernut/NC1ère
© Philippe Bernut/NC1ère Le front des flammes aux abords de la RT1 ont conduit la fermeture de l'axe routier dans les deux sens hier. La circulation a été fortement perturbée.
  • Cédrick Wakahugnème (CM)
  • Publié le
Le procès des incendiaires présumés a été reporté au 8 décembre prochain. Un laps de temps qui va permettre aux avocats des prévenus de préparer leurs défenses et à la partie civile pour la ville de Païta d’évaluer l’ensemble des dégâts et des préjudices.

Des prévenus connus de la justice

Mais cette première présentation devant la justice va permettre de dessiner les contours des profils des trois prévenus. 
Deux font l’objet de contrôle judiciaire. Martial T, 23 ans, déjà connu des services de police pour délits de fuites dans des véhicules en état d’ivresse. Et Antoine C, 26 ans, un casier judiciaire fourni : plusieurs condamnations pour recels et placé sous contrôle judiciaire pour des tirs par arme à feu sur un gendarme. Il a notamment interdiction de retourner chez lui à Pangou.
Le 3ème homme, Yohan S, 26 ans également, fait l’objet d’un suivi psychiatrique depuis 7 ans.

Maintien en détention

Devant les faits qui leur sont reprochés et les troubles occasionnés à l’ordre public, la question du maintien en détention était inéluctable.
En particulier, vue l’étendue des dégâts sur la végétation (1800 hectares partis en fumée), a insisté le Substitut du Procureur.
Malgré l’insistance des avocats de la défense sur leur placement sous contrôle judiciaire, le tribunal a décidé de leur maintien en détention jusqu’au procès. Yohan S fera l’objet entre temps d’une expertise psychiatrique. Dans cette affaire, il encourt la peine de 10 ans d’emprisonnement. 

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