Incendie du CNC : un suspect reconnaît les faits

justice
Le faré incendié du CNC, 29 juillet 2020
©NC la 1ere
Un homme de 37 ans, sans domicile fixe, est mis en examen pour dégradation ou destruction involontaire par violation délibérée d'une obligation de prudence. Il encourt cinq ans de prison.
Le feu avait été signalé ce mardi soir, vers 20h30. Le faré de la piscine du CNC (Cercle des nageurs calédoniens) à Nouméa était en flammes. Arrivés très rapidement sur les lieux, les pompiers avaient empêché le feu de se propager aux autres bâtiments de la piscine et aux résidences alentours. Mais le faré, lui, a été entièrement détruit, ainsi que le matériel qu’il abritait. Une voiture garée à proximité était aussi touchée par l’incendie.
 

Interpellé le soir même

Dès 22 heures le soir-même, et sur la foi de témoignages, un homme fortement alcoolisé « qui, manifestement, tentait de mettre le feu à des papiers devant une résidence située à une centaine de mètres du CNC » indique le procureur, était interpellé et placé en garde à vue.
Selon les premiers éléments de l’enquête de police, et selon les expertises techniques, le sinistre trouverait « son origine dans un départ de feu déclenché à l'extérieur du site du CNC, sur des effets personnels nécessitant une intervention humaine. Selon l'hypothèse privilégiée, le feu se serait propagé au toit du faré du CNC par le biais des palmiers".
Incendie au CNC, piscine, Cercle des nageurs calédoniens, 28 juillet 2020
©Loreleï Aubry / NC la 1ere
 

Un mouchoir enflammé

Déféré au parquet ce jeudi en fin d’après-midi, le suspect a reconnu les faits, indiquant avoir « enflammé un mouchoir pour avoir davantage de luminosité qu'avec son briquet, dans le but de vérifier que son sac à dos se trouvait bien à proximité des palmiers. Il avait jeté le mouchoir sans vérifier s'il était éteint, ni où il tombait. Il ne donnait aucune explication sur le fait de savoir s'il avait vu ou non le départ du feu sur ses effets personnels, avant de quitter les lieux ».
Le SDF a été mis en examen du chef de « dégradation ou destruction involontaire par violation délibérée d'une obligation de prudence ou de sécurité dans des conditions de nature à exposer les personnes à un dommage corporel ». Il encourt pour cela cinq ans de prison et près de 12 millions d’amende. Le parquet a requis son placement en détention.
 

Un deuxième homme pas impliqué à ce stade

A noter qu’un autre homme sans domicile fixe a été interpellé dans cette affaire mercredi. Mais, indique le procureur, « les actes d'enquête effectués à ce stade n'apparaissent pas conclure à son implication dans ces faits de destruction et dégradation par incendie ». 
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