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Incendies : 2019, une année noire pour la Calédonie

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Incendie à Ouégoa
En 2019, Ouégoa a vu près de 10% de sa superficie terrestre parcourue par les flammes. ©Jojo Santino
Avec 676 incendies détectés depuis le 1er janvier et 29 000 hectares de végétation brûlés, l’année 2019 est à considérer comme l’année la plus destructrice de ce début de siècle, selon l'observatoire de l'environnement en Nouvelle-Calédonie. 
En 2019, la Nouvelle-Calédonie a fait face à un nombre conséquent de feux. De janvier à décembre, le suivi par satellite opéré par l’Observatoire de l'environnement (l'OEIL) fait état de 29 000 hectares brûlés. Les incendies ont particulièrement touchés la province Nord, avec 77% des surfaces parties en fumée. Elle est suivie de la province Sud qui a connu plusieurs incendies de grande ampleur, notamment à Moindou, Thio, et au Mont- Dore, totalisant 22% des surfaces brûlées sur le territoire en 2019. Les surfaces brûlées en province des Îles, moins sujette à cette pression environnementale, représentent moins de 1% du total territorial.

Les communes les plus touchées sont :
  • Ouégoa – 5000 ha
  • Thio – 3500 ha
  • Hienghène – 2700 ha
  • Kouaoua – 1600 ha
  • Houaïlou – 1530 ha
  • Koumac – 1520 ha
Le Mont-Dore vient en 11ème position avec 1200 hectares brûlés. 

Impacts considérables à Thio et à Ouégoa 

A Thio, plusieurs milliers d’hectares ont brûlé. Entre le 26 novembre et le 14 décembre, un incendie parti de la route principale a atteint la réserve provinciale de la forêt de Saille, principal apport en eau douce de la rivière Nembrou, détruisant près de 40% de la surface.  

A Ouegoa, de multiples incendies de grande ampleur ont également ravagé la commune, en particulier celui qui a parcouru la quasi-totalité de la réserve de l’île de Pam, et ceux qui ont menacé directement les bâtiments et les habitations du village nécessitant des évacuations.
 

Désastre environnemental 

Au sol, c'est évidemment la biodiversité qui paie : augmentation du risque d’érosion, avec des conséquences sur l’ensemble des milieux naturels, réduction de la ressource en eau, en quantité comme en qualité, émission de gaz à effet de serre, contribuant au changement climatique, mais aussi destruction de plusieurs espèces en danger. 

L'OEIL dénombre 58 espèces « en danger critique d’extinction » et « en danger d’extinction » parmi lesquelles :
  • le Pichonia munzingeri, arbuste micro-endémique de La Coulée, probablement éteint dans les incendies de La Coulée au Mont-Dore début décembre 2019
  • le scinque Caledoniscincus auratus dont l'aire de répartition a probablement été touchée par le feu en 2019

 
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