Les indépendantistes se joignent au collectif « Usine du sud = usine du pays »

nickel
Usine du Sud interview Justin Gaïa
©AFP / Clarisse Watue
Le FLNKS, les coutumiers et des syndicats rejoignent le collectif « Usine du sud = usine du pays », pour dire non à la reprise de Vale par l’Australien New Century Ressources. Ils prévoient une grande marche ce vendredi, dans les rue de Nouméa.
Le collectif « Usine du sud = usine du pays », réuni ce lundi matin au sénat coutumier, affirme soutenir un projet de reprise de l’usine du Sud « répondant aux ambitions de valorisation optimale du minerais de Goro, définis en 2002 ». Refusant « le bradage du complexe minier et industriel de l’usine ».

Ses membres, qui regroupent l'instance Coutumière de Négociation (ICAN), le Sénat coutumier, le FLNKS, la DUS et le MNSK ainsi que l'USTKE exigent que le repreneur soit « en mesure de respecter les engagements contenus dans toutes les autorisations et les aides apportées par les pouvoirs publics, pour produire en Nouvelle-Calédonie de l’oxyde de Nickel et du sulfate de Cobalt ». 
 

Si Vale donne cette usine à l’Australien, le groupe va récupérer les titres miniers qui sont là-bas. Il est normal que les calédoniens bougent pour récupérer toutes ces richesses, mais aussi pour dire que cette usine, on est capables de la faire fonctionner. On n’a pas besoin de l’Australien, qui ne maîtrise pas l’hydrométallurgie et qui a très peu de moyens financiers - Justin Gaïa, vice-président du conseil coutumier Drubéa Kapumë


Justin Gaïa, vice-président du conseil coutumier Drubéa Kapumë, au micro de Clarisse Watue :

Usine du sud Interview Justin Gaïa

 

Ouvrir la discussion

Dix années après la mise en route de l’usine, selon le collectif, « Vale jette l’éponge, alors qu’elle a contracté avec le territoire des engagements fermes, sur trente années d’exercice ».

Le collectif Usine du sud = usine du Pays, aux côtés des coutumiers du sud et de l’ICAN, exigent que les discussions soient ouvertes avec les porteurs du projet n°2, déposé par le groupe Sofinor et l'industriel Korea Zinc. « Seul ce projet permettra de répondre aux exigences environnementales, socio-économiques et sociétales », poursuit le collectif.

Ses membres lancent un appel à l’État, au Congrès, ainsi qu’à la province Sud, pour qu’aucune caution ni soutien ne soient apportés à un projet de délocalisation de l’usine du Sud, « qui priverait notre pays de plus de 30% de sa richesse augmentée ». 
 

Soutien aux coutumiers du Sud

De son côté, le conseil de district de Vook soutient l'Instance Coutumière Autochtone des Négociations (ICAN). Dans un communiqué, il assure « soutenir les entreprises locales et les intérêts locaux ».
 
Les Outre-mer en continu
Accéder au live