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Huit ans de prison pour un viol commis il y a 14 ans

La première session d’Assises de l’année a débuté concrètement ce mardi avec la première affaire jugée. Il s’agit du viol d’une institutrice à Nouméa en 2005. L’accusé risquait quinze ans de réclusion criminelle. La cour l'a condamné à huit ans. 

© Brigitte Whaap
© Brigitte Whaap
  • Malia Noukouan (CM)
  • Publié le , mis à jour le
[MISE A JOUR 19 H]

Le huis clos n’a pas été demandé par la victime présente à l’audience.
A la barre, l’institutrice fond en larmes en déclarant « il faut que cette affaire soit rendue publique pour dire : çà suffit, stop aux violences, il faut que ce prédateur soit puni sévèrement ». Pour la victime et son conseil, l’alcool n’est pas une excuse.
Dans le box des accusés, Wilfrid Newaou, âgé de 39 ans, garde la tête baissée et répond à toutes les questions sans relever la tête. Il explique aujourd’hui ne plus se rappeler des faits. 
A noter qu’il comparaît libre après avoir été incarcéré dix-huit mois et placé sous bracelet électronique en juin 2018. 
 

Identifié onze ans après les faits

Les faits, c’est le président de la cour d’Assises qui les rappelle, relatant les déclarations de l’accusé lors de son audition. En janvier 2005, la victime était dans sa classe à Rivière Salée, son agresseur s’est approché d’elle sans faire de bruit, lui a bandé les yeux, l’a mise au sol, l’a étranglée puis violée.
L’homme n’a été identifié que onze ans plus tard, en 2016, grâce à son ADN, alors qu’il était condamné pour une affaire de vol aggravé.
Aujourd’hui, la victime souffre de stress post-traumatique selon le médecin qui l’a examinée.
 

Condamné à 8 ans de prison

L’audience s'est poursuivie avec l’étude de la personnalité de l’accusé. Cet après-midi, un expert en psychiatrie a rendu son rapport avant que la cour ne se prononce.
L’accusé encourait quinze ans de réclusion criminelle, l'avocat général avait requis dix ans de prison à son encontre et l'interdiction de posséder une arme. 
Finalement, les jurés ont décidé de lui infliger une peine de huit ans de prison, avec une inscription au fichier des auteurs d'infractions sexuelles. 
Sur le civil, condamnation à verser trois millions de francs CFP au titre du préjudice moral et 100 000 francs à l'association SOS Violences Sexuelles.

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