Koniambo Nickel évoque une année 2021 très compliquée, qui s'est mieux terminée

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Présentation des chiffres de production par Koniambo Nickel, le lundi 21 février, à Nouméa.
Présentation des chiffres de production par Koniambo Nickel, le lundi 21 février, à Nouméa. ©Julie Straboni / NC la 1ère
En 2021, l'usine du Nord a produit 17 000 tonnes de nickel. Place au bilan, pour Koniambo Nickel SAS, avec un rapport d'activités et une exigence : maintenir la production de ferronickel à une moyenne de trois mille tonnes par mois.

2021 a été l’année de tous les dangers, pour KNS. L'usine du Nord a été confrontée à la crise sanitaire, à l’augmentation du prix du fret et du charbon, soit plus de 200% en deux ans. Elle a aussi été marquée par des avaries sur un four et sur la centrale, en avril et juin derniers. En outre, les conflits sociaux n’ont pas épargné l’entreprise au mois de juillet - les coutumiers du massif de Koniambo ont manifesté contre un appel d’offre sur des forages et du dynamitage sur mine. Une problématique "en cours de gestion", selon la direction de l'entreprise.

"Montée en puissance dans la gestion de la crise Covid"

"On a eu beaucoup de choses à gérer", résume Alcide Ponga, conseiller du président de KNS. Concernant les sujets des intempéries et surtout, de la pandémie, " je dirais, 'heureusement' qu’on a eu 2020 pour s’entraîner", commente-t-il. "On avait déjà mis en place beaucoup de procédures pour gérer en interne et mettre en place un criblage à l’entrée. C’est ce qu’on a fait en 2021 par exemple, pour permettre la continuité de nos activités. Au fur et à mesure, on est montés en puissance dans la gestion de la crise Covid."

"On a même eu, à un moment, notre propre base pour faire les septaines en interne", rappelle-t-il en estimant : "On a su gérer les défis les uns après les autres. Cette année, par exemple, il pleut beaucoup. Ce sont des nouveaux challenges qui sont devant nous, auxquels les équipes techniques doivent faire face. Et les employés aussi."

Deux lignes et la centrale

Concernant les problèmes techniques, "aujourd’hui, on a nos deux lignes et la centrale qui fonctionnent", insiste Alcide Ponga. "On a eu également des fuites de scories, ça a été réglé au cours de l’année. Aux environs du mois de septembre, on a récupéré l’ensemble de nos installations et on a eu de bons résultats au dernier trimestre de l’année dernière." Depuis dix-huit mois, l’usine de Koniambo Nickel est redynamisée par ses actionnaires, que sont la SMSP et Glencore. Un plan de formation du management et d’accompagnement des salariés est proposé à grande échelle. Pour le président de KNS, l’heure est à l’économie, tout en maintenant un rythme régulier de production.

Viser l'équilibre pour juin

"L’année 2021, c’est une année avec des défis, que nous avons surmontés. Nous avons remis les deux fours en fonction au mois de septembre et depuis, on tourne avec deux fours opérationnels", renchérit Kristan Straub. "Nos actionnaires ont fixé un objectif, l’année passée, d’arriver à produire en moyenne trois mille tonnes [de ferronickel par mois] et d’arriver à un coût à l’équilibre vers le mois de juin. On continue de suivre ces objectifs."

Avec cette production prévisionnelle mensuelle, KNS compte sur les cours du nickel, actuellement très élevés, soit 24 000 dollars la tonne de nickel - "C’est une opportunité pour Koniambo Nickel", souligne son président. Ainsi que sur la tendance mondiale à privilégier les énergies vertes par l’utilisation d’aciers inoxydables. Le but à long terme ? Toujours une production annuelle de 50 000 tonnes.

Un sujet de Natacha Lassauce-Cognard et Christian Favennec :

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