L'appel des Loyalistes à former un gouvernement « d'intérêt général »

gouvernement de nouvelle-calédonie
Loyalistes : communiqué pour un 17e gouvernement d'intérêt général
formation ©Conférence de presse de constitution du mouvement - Décembre 2019 (archive)

Les Loyalistes se préparent à la constitution du prochain gouvernement. Ils proposent un « pacte de gouvernance partagé.» Les Loyalistes lancent un appel « aux formations politiques qui partagent l’objectif de servir les populations dans l’intérêt général ».

Ils proposent « de constituer pour ce 17ème gouvernement un pacte de gouvernance partagée ». Elle est l’expression que les Loyalistes utilisent dans le communiqué envoyé ce mardi aux médias.

Les Loyalistes éclairent l’expression par deux éléments :

  • l’un presque philosophique : ce n’est pas le nombre de sièges qui doit motiver les groupes mais le projet commun au service des Calédoniens, de leurs santé et de l’économie du pays ;
  • l’autre de fond avec les quatre axes autour desquels le mouvement propose de se retrouver : 

            - la santé face au COVID-19

            - le rétablissement des comptes publics

            - la relance économique et 

            - le sauvetage des entreprises métallurgiques.

 

Pour un gouvernement « d'intérêt général »

Cette proposition des Loyalistes semblent s'adresser, non pas aux représentants de la mouvance non-indépendantistes mais, et je cite, « aux formations politiques qui partagent l’objectif de servir les populations dans l’intérêt général », mais à priori, à toutes les formations politiques puisque l’intérêt général est censé être leur motivation première.

Cette proposition de « gouvernance partagée » effacerait ainsi les oppositions politiques pour laisser libre champ à toutes les discussions.

Cependant le début du communiqué a tendance à écarter toute ambiguïté. Les Loyalistes rappellent dans ce même document leur point de vue sur la démission des membres indépendantistes du gouvernement :  

Ils « ont fait le choix de poursuivre leur stratégie de déstabilisation de la Nouvelle-Calédonie, écrivent les Loyalistes, et de rajouter aux crises sanitaire et économique une crise institutionnelle. »

 

Cette proposition s’adresse donc plutôt aux non-indépendantistes qui demeurent hors du mouvement , Calédonie Ensemble, mais aussi, voire surtout l’Eveil Océanien, lui qui bénéficiera du fameux onzième siège au sein du gouvernement, déterminant pour la présidence.