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L'invité politique de NC1ère: Daniel Goa, le président de l'UC

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Daniel Goa 240416
Daniel Goa, invité du JT de NC 1ère le 24 avril 2016 ©NC1ere
Daniel Goa, le président de l’union calédonienne, était l’invité politique du journal télévisé du 24 avril. En duplex depuis Koné, il est revenu sur plusieurs dossiers à quelques jours de la visite de Manuel Valls en Nouvelle-Calédonie. 
Après le comité directeur de l’UC qui s’est tenu à Poum samedi 23 avril, le président du parti faisait le point avec Alexandre Rosada sur les dossiers d’actualité.
 

Listes électorales

Selon Daniel Goa, le sujet des recours a bien entendu été évoqué lors des discussions et au fil de la journée, les participants ont « réussi à faire converger les positionnements des différentes versions et à la fin de la journée, on est arrivé  à une démarche [qui nous est] commune ».
Sur les pourvois en cassation annoncés par le haut commissaire concernant certaines radiations, pour Daniel Goa, « l’Etat a voulu être sûr du bon droit et donc c’est dans la logique des choses de saisir la Cour de Cassation pour que ce soit la Cour qui confirme ou qui infirme les interrogations de l’Etat. »
Concernant les déclarations de Mathias Chauchat sur notre antenne qui promet des recours sur la liste référendaire, le président de l’UC a rappelé que ce dernier s’exprimait en son nom propre, en tant que professeur de droit à l’université, et non au nom du parti.
 

Le problème des abstentionnistes. Comment les remotiver ?

« Il y  a les décisions que nous prenons dans les institutions en tant qu’élus, en tant que responsables au gouvernement et lorsque nous manquons de vigilance, nous mettons à mal une partie de la population qui aujourd’hui est en difficulté. Donc, forcément, ils ne croient plus  aux messages politiques. C’est à nous de démontrer dans les 2 ans qui arrivent et après, que nous proposons quelque chose de crédible et qui rassure les gens. Donc, c’est l’objectif que nous nous fixons nous, à travers notre projet de société qui est en train d’être véhiculé à travers les discussions qui vont venir sur la sortie » (de l’accord de Nouméa)
 

L’indépendance et le développement économique.

« Je pense que la population calédonienne est assez nombreuse pour s’assumer et assumer l’ensemble des responsabilités. Mais il n’est pas interdit qu’on fasse appel à des compétences qui soient à l’extérieur. L’indépendance pour nous, c’est l’indépendance du pays, c’est l’indépendance des populations locales, mais c’est l’indépendance avec les compétences dont nous avons besoin et s’il nous en faut de l’extérieur, on ira les chercher. »
 

La vie chère 

« Peut être que si on commandait nos besoins à l’importation au plus près de nous, on aurait moins de frais de transport. Çà veut dire qu’il faut libérer le marché. Jusqu’à présent, tout ce qu’on commande en Australie est taxé parce que c’est un pays étranger. Çà, ce n’est pas normal. »
 

Qu’attendez-vous de la venue de Manuel Valls en fin de semaine ?

« Dans l’immédiat, nous avons à discuter sur le fameux corps électoral puisqu’il est d’actualité. A moyen terme, le premier ministre vient ici pour lancer les réflexions sur les compétences régaliennes. L’accord de Nouméa est un processus qui aboutit forcément à l’extérieur du giron français. Et donc c’est une bonne chose que le premier ministre vienne ici et prépare les populations calédoniennes  à réfléchir sur leur devenir dans un proche avenir. » 
 
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