L’UFC-Que choisir en sursis

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UFC-Que Choisir
Les bénévoles de l'association UFC-Que Choisir dans un centre commercial de Dumbéa. ©Nc la 1ere
Les consommateurs bientôt privés d’association pour leur défense ? L’UFC-Que Choisir tire la sonnette d’alarme. Privée de subventions, la structure est en grande difficulté.

L’UFC Que choisir, ou la défense des consommateurs. Une association omniprésente, depuis 1974 dans le paysage Calédonien. Et un créneau brandit comme une profession de foi : au service des plus faibles. "C’est défendre les intérêts individuels et collectifs des consommateurs. Leur donner des droits, à l’information et apporter à certain une aide. Mais plus généralement, agir pour l’ensemble des consommateurs", précise Luce Lorenzin, présidente de l'UFC-Que Choisir. 

Subventions revues à la baisse

Guerre des prix, lutte contre les marges outrancières mais aussi les tarifs bancaires abusifs… L’UFC c’est aussi les aides et les conseils apportés aux consommateurs en conflit avec un propriétaire, un entrepreneur du BTP ou un garagiste. Ce sont plus de 1 300 dossiers traités en 2021 et plus de 1 200 adhérents les meilleures années. 

Un budget de 10 millions de francs CFP, supporté pour moitié par des subventions publiques, principalement celles de la Nouvelle-Calédonie, revues à la baisse ces dernières années. "La Nouvelle-Calédonie a diminué ses subventions sans spécialement de justification. En 2020, elle n’avait versé qu’une partie de ce que nous attendions, en disant que le reste pourrait être utilisé au moment du budget supplémentaire. Ce qui n’a pas été le cas. Et pour 2021, nous n’avons pas eu de subventions", regrette la présidente de l’association. 

Verdict début mars

En cause : l’absence de gouvernement et de budget jusqu’en juillet, puis, un confinement début septembre. Le covid, qui a également coupé le lien avec les adhérents. Si rien n’est fait, cette association qui siège dans plus de 50 commissions et autres organismes dont le Conseil économique, social et environnemental jusqu’en 2021, pourrait bel et bien disparaître corps et biens. Le verdict sera donné en début mars, à l’issue de son assemblée générale. 

Un sujet de Bernard Lassauce et Michel Besse : 

©nouvellecaledonie