La vision de la femme dans la société avec des membres du collectif "Femmes en colère" de Nouvelle-Calédonie

journée internationale des droits des femmes
visuel collectif femmes en colère
Collectif femmes en colère ©Collectif femmes en colère

Magalie et Christelle* membres du collectif "Femmes en colère" étaient les invitées de David dans "Ligne directe" lundi 8 mars. Elles interrogent la vision de la femme véhiculées par le marketing, des clichés qui limitent la place de la femme dans la société.

 

Le constat de départ de l'émission est que la vision marketing de la femme est souvent réduite à l’achat de produits cosmétiques ou ménagers. L'utilisation de l'image de la femme dans la publicité fonctionne avec des modèles stéréotypés, les femmes y ont des rôles toujours identiques basés pour beaucoup sur l’aspect physique indiquent Magalie et Christelle membre du collectif "Femmes en colère".

Est-ce que les femmes qui ne collent pas aux images véhiculées par le marketing ont leur place dans la société ?

La vision hétérosexuelle des femmes qui consiste à les voir uniquement en couple, et hétérosexuel qui plus est, est un exemple d'enfermement. Cette façon de voir est en rapport avec le fait de plaire aux hommes et de vivre par rapport à leur regard. Alors qu’une femme peut être célibataire ou avoir plusieurs compagnons, homme ou femme et le vivre bien.

Ces images préconçues renvoient aux femmes qu’elles ne peuvent pas être autre chose que ce qui est véhiculé par les magazines, etc.

 

Pourquoi la lutte pour le droit des femmes

 

  • Une femme qui a une indignation ne va pas forcément oser le dire, mais en groupe, elles vont voir le problème au niveau du système et vont se lever pour ça. "Le féminisme n’a jamais tué personne mais le machisme oui."
  • L’histoire des femmes, la mémoire féminine est le matrimoine, c'est une façon de faire exister une réalité parfois mise de côté.
  • Ouvrir les yeux sur son propre conditionnement et aider les autres hommes ou femmes à s'en rendre compte.

*Magalie et Chrystelle ont demandé à être citées par leur prénom pour ne pas être catégorisées. Quand on appelle à l’autorité, l’auditeur ou l'auditrice peut être amené à se censurer, elles ne voulaient pas capturer la parole.