Le bagne calédonien : transportés, récidivistes et déportés, quelles différences ? (vidéo)

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Le bagne calédonien : transportés, récidivistes et déportés, quelles différences ?
Le bagne calédonien : transportés, récidivistes et déportés, quelles différences ? ©Archives Louis-José Barbançon
Des condamnés au bagne en Nouvelle-Calédonie, trois catégories sont à distinguer : les transportés, les récidivistes (ou relégués) et les déportés politiques. Mais quelles sont les différences entre ces trois dénominations ? Réponse avec Dave Waheo-Hnasson.
 
Le bagne calédonien : transportés, récidivistes et déportés, quelles différences ?


Les « transportés » représentaient la plus grande catégorie de condamnés en Nouvelle-Calédonie. Le nom désignant les personnes condamnées à des peines de travaux forcés pour des crimes de droit commun. Pendant plus de trente ans, 75 convois vont amener environ 21 200 individus (plus 200 femmes) appelés les « transportés », auxquels il faut ajouter plus de 300 condamnés dans la colonie.

En 1872, 3 945 hommes et 20 femmes « déportés » sont envoyés en Nouvelle-Calédonie. La majorité de ces condamnés politiques a participé à la Commune de Paris de 1871. L’île de Maré et l'île des Pins sont désignées pour la déportation simple et la presqu'île de Ducos pour la déportation en enceinte fortifiée.

En 1885, l’archipel devient une terre de relégation. La très grande majorité des quelque 3 700 hommes et 457 femmes « relégués » sont des délinquants récidivistes. La relégation est une peine perpétuelle qui se rajoute à la dernière peine subie.

A noter que 115 Kanak furent condamnés aux travaux forcés.

 
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