Le conflit social s’installe dans les Super U de Nouméa

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Mouvement de grève devant le Super U Mageco à Nouméa. ©NC la 1ere
Malgré les tentatives de médiation menées par la direction du travail de Nouvelle-Calédonie, la relation reste crispée entre la direction de Super U et les grévistes, à Nouméa. Les employés dénoncent, depuis un mois, des conditions de travail difficiles et réclament des hausses de salaire.

Ambiance toujours tendue devant les magasins de Mageco et de Kaméré à Nouméa, ce mardi 7 juin. Une dizaine de salariés de la chaine Super U maintient son mouvement de grogne. Une grève limitée, sans perturbation pour la clientèle, mais ces employés restent déterminés après un mois de conflit. Sans aucune avancée. "C’est dur après un mois de grève de voir que notre employeur nous laisse comme ça devant les magasins, se désole Virginie Elia, caissière au Super U de Kaméré. Nous on aimerait bien reprendre notre travail, mais ce n’est pas possible dans ces conditions. On est déçus par le comportement de notre direction. Mais on garde espoir parce qu’on a fait un premier pas. Alors on attend."

Stella travaille depuis cinq ans dans le magasin de Kaméré

Problème de clim'

Des employés qui attendent donc que la direction ouvre le dialogue sur leur revendications. A savoir mettre fin à la surcharge de travail des salariés et à la polyvalence imposée, revaloriser les salaires et garantir un plus grand confort aux équipes. "Ce qu’on dénonce aujourd’hui, ce sont les conditions de travail, explique Marianne Bako, caissière au Super U de Mageco. Je pense à la clim par exemple : il fait trop chaud pendant l’été. Mais il y a aussi les tapis qui ne fonctionnent pas ou encore les salaires très bas. On fait plus de taches, mais ils ne nous payent pas assez."

Stella a cessé le travail il y a un mois

Charge de travail

La surcharge de travail, une problématique qui revient aussi dans la bouche de Corinne Sealeu. "Je m’occupe de trois rayons : surgelés, fruits et légumes et frais, détaille l’employée. Je commence par prendre les commandes, je charge les rayons, je mets les produits dans la chambre froide. Et au niveau de la paye, cela ne correspond pas aux tâches que je fais dedans le magasin."
 
Contactée, la direction n’a pas souhaité donner suite à nos sollicitations. Entre les deux parties, la direction du travail et de l’emploi multiplie les tentatives de médiations, mais sans succès. À ce stade, aucune négociation n’a pu être entamée.