Le Palika veut un nouveau référendum, organisé par l’ONU

référendum
Conférence de presse du Palika à Nouméa le 17 mars 2022
Conférence de presse du Palika à Nouméa le 17 mars 2022 ©Titouan Moal / Nc la 1ere
A l’instar de l’Union calédonienne, le Palika estime que les résultats de la troisième consultation sont politiquement irrecevables du fait de la non-participation du peuple kanak. Le parti indépendantiste demande donc un nouveau référendum, qui serait organisé par l’ONU.

La décision a été prise lors du 46e congrès du Parti de libération kanak qui se tenait à Voh, le 12 mars dernier, le Palika souhaite un véritable scrutin d’autodétermination, organisé par l’ONU, en 2024. 

"Jusqu’ici, les consultations ont été organisées par l’Etat et on l’a vu récemment avec le document du Oui et du Non, ce n'est plus le partenaire neutre, impartial, et équidistant, mais c’est un partenaire partisan du maintien de la Calédonie dans la France, explique Jean-Pierre Djaïwé, porte-parole du Palika. Donc pour organiser un scrutin qui soit vraiment un scrutin d’autodétermination, il faut que ce soit un scrutin organisé par l’ONU."

Dans cette optique, le Palika souhaite reprendre les négociations bilatérales avec le futur président de la République, fut-il Emmanuel Macron, et appelle de ses vœux une indépendance en partenariat avec la France : "Entre ceux qui veulent le maintien de la Calédonie dans la France et ceux qui veulent l’indépendance, quel est le terrain sur lequel on peut s’entendre ? Hé bien, nous, nous disons, l’indépendance en partenariat, ça peut être une solution", poursuit Jean-Pierre Djaïwé.

Scrutins nationaux

A plus court terme, le Palika annonce qu’il soutiendra un candidat de gauche –encore à déterminer, pour les élections présidentielles. 

Enfin, le parti de Paul Néaoutyine participera aux élections législatives, en présentant si possible un ou des candidat(s) commun(s) pour l’ensemble des mouvances indépendantistes. Ce sera l’une des missions du prochain congrès du FLNKS prévu les 7 et 8 mai prochains.

Le reportage de Caroline Antic Martin et David Sigal : 

©nouvellecaledonie