Le PCO gère les rapatriements de Calédoniens et leur quatorzaine dans les hôtels

coronavirus
Poste de Commandement Opérationnel gestion des rapatriés
©Cédrick Wakahugnème
Découverte du Poste de Commandement Opérationnel de gestion des rapatriés Calédoniens. Créé il y a un mois pour faire face à la pandémie de Covid-19, il a été ouvert aux médias pour la première fois ce matin.
Bienvenue au PCO. C’est depuis ce Poste de Commandement Opérationnel Install au Méridien de Nouméa que s’organise la logistique des rapatriements de Calédoniens dans la crise du Covid-19. Préparation des vols et des transferts vers les hôtels, gestion de la vie quotidienne en quatorzaine ou encore préparation des sorties en fonction des résultats des tests de dépistage… voilà en somme, les missions quotidiennes des agents de cette cellule qui doivent libérer ce jeudi soir 131 personnes d’un isolement imposé au Château Royal, l’un des hôtels réquisitionnés.
« C’est conséquent, mais c’est organisé de la même façon, qu’il y en est 50 ou 130, ou même plus… parce qu’il peut y avoir plusieurs vols qui sont arrivés et les sorties qui s’organisent, elles peuvent s’organiser aussi sur plusieurs sites en parallèle, donc aujourd’hui finalement c’est quelque chose qu’on sait faire. A partir du Château Royal de faire sortir 131 personnes, on se structure, on s’organise pour que les confinés sortent au fur et à mesure » explique le commandant Cécile Richard, chargée de mission à la direction de la sécurité civile et de la gestion des risques.
 

Pas plus de 600 confinés en même temps 

Ces derniers jours, près de 900 personnes étaient confinés dans sept différents hôtels de la capitale. Une gestion trop intense qui a conduit les autorités sanitaires à réduire la voilure.
« Au-delà de 600 personnes, ça devenait compliqué en matière de gestion et surtout en matière de suivi de la qualité des protocoles sanitaires, donc il était important de réduire la masse à 600 personnes et de pouvoir aussi répondre en matière logistique, ça nous facilite évidemment la tâche au quotidien pour améliorer la vie des confinés » explique Georges Selefen, responsable des opérations PCO. 
 
Rapatriés confinés. Livraison des repas
La livraison des repas aux confinés suit un protocole très strict. ©Cédrick Wakahugnème

La livraison des repas, un ballet bien réglé

Des confinés dont l’un des rares plaisirs de la vie en chambre d’hôtel est de passer à table. La livraison des sacs repas s’effectue chaque jour vers 10h30, une opération (ordinaire, en apparence) qui exige une coordination certaine.
« C’est une opération complexe car on doit être au rendez-vous systématique chaque jour, sur l’ensemble des repas, pour l’ensemble des confinés, dans l’ensemble des sites. Ça veut dire concrètement que les prestataires qui fabriquent les repas et qui les livrent doivent être systématiquement à l’heure et que nous-mêmes, avec notre prestataire qui supervise toute la partie sanitaire, on soit en capacité de réceptionner, de vérifier la qualité, et de démarrer immédiatement à 11h la livraison en chambre » explique Camille Kupisz, directeur DAPM. 
 

Les livraisons personnelles autorisées 

Une livraison en porte à porte, rapide et sans aucun contact, toujours dans la continuité des gestes barrières. Mais les livraisons plus personnelles sont également permises.
« J’ai amené pour mon mari qui est en fin de quarantaine des plats chinois, un Bún Bò, un poulet saté et un samoussa » raconte Marie-Christine Leder, épouse d’un confiné. « Ça devient difficile après quatre semaines en autoconfinement en France, deux semaines ici, depuis deux jours, il commence à baisser la garde, c’est un petit peu difficile mais bon, on le soutient ».
 

Une facture qui continue de grimper

A ce jour, 1167 personnes sont passées par ce dispositif qui a déjà coûté la somme de 250 millions de francs CFP au gouvernement. Les deux-tiers de ce budget sont consacrés à toutes les opérations de nettoyage et de désinfection des chambres. Et la facture ne pourra que grimper les mille nouveaux rapatriés encore attendus. 
Prochains vols, le 5 mai de Sydney (129 personnes) , le 7 mai d’Auckland (134 personnes) et le 15 de Paris (131 personnes). 
Selon les calculs des autorités, les rapatriements devraient être bouclés au 29 mai. 
Le reportage de Loreleï Aubry et Cédric Michaut 
©nouvellecaledonie