Les brèves du Pacifique

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L'ancien Président de la République de Nauru, aujourd'hui dans l'opposition, Sprent Dabwido, est candidat aux élections de samedi. ©ONU
Nauru se rend aux urnes... Aux Samoa, un mari violent écope de la prison à vie... Aux Fidji, un producteur de kava accuse la police d'être complice des vols de pieds de kava.
Nauru se rend aux urnes ce samedi. 8000 électeurs sont attendus dans les bureaux de vote. La campagne électorale a été émaillée de controverses. Cette semaine, Sprent Dabwido, le ténor de l'opposition locale, a accusé le gouvernement de la micro République d'interdire la diffusion des spots de campagne des candidats de l'opposition à la télé et à la radio. Interviewé dans Pacific Beat, l'émission d'ABC, il a finalement déclaré que la censure avait été levée, parce qu'il est allé se plaindre auprès des observateurs du secrétariat du Commonwealth et au Forum des Îles du Pacifique, venus assister à l'élection. L'équipe est dirigée par Anote Tong, l'ancien Président des Kiribati. De son côté le gouvernement nauruan assure que normalement aucun candidat n'a le droit de diffuser des pubs de campagne dans les medias locaux, et qu'aucun candidat de la majorité ne l'a fait. 
 
Aux Samoa, un mari violent écope de la prison à vie. Les faits remontent à octobre 2015. Toni Eteuati a assassiné sa femme à coups de pierre alors qu'elle dormait avec ses deux enfants, dans le village de Leauvaa, sur Upolu, l'île-capitale. L'épouse, Fatima Tupai, s'était réfugiée chez sa grand-mère avec ses enfants pour fuir son mari violent. D'après la radio néo-zélandaise internationale, l'assassinat de Fatima Tupai a déclenché une controverse au Samoa. Le Groupe de soutien aux Victimes a dénoncé les manquements de la police, qui n'aurait pas fait assez pour protéger la victime. Depuis 2014, il existe une cour des violences familiales au Samoa. Elle a la possibilité d'envoyer les familles suivre un stage animé par ce Groupe de soutien aux Victimes. 
 
Aux Fidji, un producteur de kava accuse la police d'être complice des vols de pieds de kava. Abhishek Sapra est le propriétaire d'une des plus grandes exploitations de kava, sur Taveuni, la troisième plus grande île du pays. Interrogé sur la radio néo-zélandaise internationale, il a affirmé que la police a reçu beaucoup de plainte pour vol de kava, mais n'a pas pris de mesures, parce que selon lui certains policiers sont en cheville avec les voleurs. En moins de deux mois, des gens sont venus lui voler de grandes quantités de kava, d'une valeur de 60 000 dollars américains. Les Fiji traversent en effet une pénurie de kava, aggravée par les ravages causés par le cyclone Winston sur les cultures. 
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