Les Chang Dang honorés par la communauté vietnamienne

hommage
Chang Dang
La communauté vietnamienne compte plus de 2 000 personnes sur le Caillou ©Loreleï Aubry
Une soixantaine de personnes se sont retrouvées ce dimanche matin, sous la porte du quartier asiatique de Nouméa. Ils rendaient hommage aux Chang Dang, ces engagés tonkinois venus travailler dans les mines calédoniennes à la fin du 19e siècle. 
 
C’est une figure centrale pour la communauté vietnamienne de Calédonie : les Chang Dang, littéralement « pieds engagés » en vietnamien. Une force de travail arrivée, sous contrat, dans les cités minières calédoniennes, à partir de 1891
Aujourd’hui, la plupart, voire même la quasi-totalité de ces Calédoniens d’origine vietnamienne, a un lien avec ces travailleurs. Alors pour Patrick Guillon, président de l’amicale vietnamienne, il était important de leur rendre hommage. « En vietnamien, il y a un dicton qui dit : quand tu vois l’eau, tu connais la source. C’est pour cela que nous instaurons ce souvenir tous les ans. » 
Chang Dang
©Loreleï Aubry
 

Une communauté prise entre deux feux 

Une vie à la dure pour ces travailleur des mines, coincés ensuite sur le Caillou entre la Seconde Guerre mondiale et la guerre d’Indochine. Puis une communauté mal-aimée, pendant le conflit au Vietnam. 
Aujourd’hui, tout cela semble loin et Pierre Nguyen, fondateur de l’amicale vietnamienne en 1974, ne peut que se réjouir du chemin parcouru. « Nos anciens ne nous ont jamais enseigné la rancoeur, l’esprit de revanche. Ils ont toujours voulu que les enfants étudient et réussissent dans leurs études pour avoir une vie meilleure. Parce que maintenant, dans toutes les couches de la société, il y a des Vietnamiens. » 

Nos anciens ne nous ont jamais enseigné la rancoeur, l’esprit de revanche.

Pierre Nguyen, fondateur de l’amicale vietnamienne

Chang Dang
©Loreleï Aubry
Une petite cérémonie, ce dimanche matin, qui en appelle d’autres, plus importantes. L’an prochain, on célébrera les 130 ans de l’arrivée des Chang Dang. Une année de fête en perspective.

A revoir, ce reportage de Loreleï Aubry et Cédric Michaut
©nouvellecaledonie
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