Les magasins de jouets font face à des difficultés d’approvisionnement à l’approche de Noël

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Magasins de jouets à Nouméa ©Natacha Lassauce-Cognard
A 19 jours de Noël, les commerces spécialisés dans la vente de jouets tirent la sonnette d'alarme. Le contexte de pandémie dû au Covid-19 met à mal l'approvisionnement des marchandises via la Métropole et l'Asie. Inquiétude chez les commerçants.

A l’approche de Noël, Sandrine Poaracagu recherche un jouet spécifique pour son fils. Depuis dix jours, elle fait le tour des commerces de Nouméa : sans succès.
"Je cherche un bateau télécommandé pour mon fils. Je l’ai vu il y a quelques jours, et là, il n’y en a plus. J’ai fait plusieurs magasins de jouets et il n’y a pas moyen d’en trouver".

Des temps d’acheminement trop longs

Dans ce commerce spécialisé dans les jouets, des rayons se vident sans être réapprovisionnés. Au niveau des docks, les salariés comptabilisent près de 20% en moins de marchandises par rapport à d’habitude.
Le gérant craint une baisse de 8 à 12% de son chiffre d’affaire par rapport à Noël 2020 :
" Il y a eu le problème de tout ce qui est les puces électroniques par la Chine qui sont en rupture. Donc comme c’est en rupture, la fabrication prend plus de temps" explique Didier Lamielle, gérant d’un magasin de jouets. "Nous, le temps qu’on commande et le temps de navigation entre la Métropole jusqu’à Nouméa…Avant, il y avait trois compagnies maritimes donc, ça prenait environ 30 jours, maintenant, c’est passé à 38, sans compter les retards qui malheureusement, sur les derniers navires, arrivent jusqu’à 40 voire 45 jours".

Des retards dans la production

Dans un autre commerce, spécialisé dans les jeux éducatifs et créatifs, la pandémie de coronavirus entraîne une rupture de stock de certains produits. La gérante doit s’adapter :
" On fait du facing en magasin, c’est à dire que le client a l’impression que le magasin est plein, en revanche, on a bien une boîte, mais derrière, on n’a rien du tout, c’est vide. Le client ne s’en rend pas compte, mais nous on le sait" explique Karelle Le Berre. "Et ça, c’est dû au fait que les usines des fournisseurs ne peuvent pas s’approvisionner en pièces, notamment pièces électroniques ou autres en matières premières, et du coup, c’est répercuté sur toute la chaîne".
Pour ces commerces, la période de Noël représente 50 à 60% de leur chiffre d’affaire annuel. Ces difficultés d’approvisionnement font craindre le pire.
A suivre, le reportage de Natacha Lassauce-Cognard et Claude Lindor

©nouvellecaledonie