Les mathématiques de retour en option dans les programmes de première au lycée

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L’option maths fait son grand retour au lycée, en classe de première. Le président de la République Emmanuel Macron l’a annoncé. La matière avait disparu du tronc commun depuis la réforme du BAC, en 2019. Une bonne nouvelle pour les matheux.

Depuis que la discipline est devenue un enseignement de spécialité en 2019, les jeunes calédoniens sont de moins en moins nombreux à faire des mathématiques. En première, un élève sur trois décide d’arrêter les maths en terminale. En 2021, ils n’étaient plus que 36% à conserver 6 heures de cours de maths par semaine. 

Niveau plus abordable

Or Emmanuel Macron l'a annoncé : la discipline sera de retour en option, pour les classes de première. "Les enfants qui veulent faire des sciences SVT et physiques, ont besoin des mathématiques. La plupart choisissent l’option mathématique, mais ce sont des maths approfondis, et c’est parfois difficile. Donc je trouve ça bien d’avoir remis une option mathématique avec un niveau plus abordable", explique Sandrine Gaude, présidente de l’Association des enseignants de mathématiques en Nouvelle-Calédonie.

Il ne s’agit pas de reprogrammer les maths pour tous au lycée pour l’instant : la matière revient dans le tronc commun, mais en tant qu’option. Désormais obligatoire? Une concertation est actuellement en cours sur ce sujet au niveau national. 

Adaptations en vue de la rentrée 2023

"D’après ce que l’on a entendu, ça gênait pas mal de jeunes et de familles [de ne plus avoir cette option]. Donc on trouve que c’est plutôt une bonne chose", détaille Jean-France Toutikian, secrétaire de l’Union des groupements des parents d’élèves. "Ça fait partie des réformes du système français, maintenant nous ce qu’on demande à l’UGPE, c’est qu’il y ait un système scolaire plus adapté à notre pays. Les réformes qui nous arrivent de France, on les prend telles qu’elles viennent. Et puis on espère que le projet éducatif de la Calédonie pourra être mis à plat et qu’on pourra vraiment avoir nos spécificités à nous".

Le vice-rectorat indique que les chefs d’établissements seront informés de ce revirement présidentiel, et que le dispositif nécessitera des adaptations en vue de la rentrée 2023.